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Visas et Immigration

5 raisons qui poussent les médecins algériens à partir à l’étranger

Le débat sur l’exode des médecins algériens vers l’étranger est de retour. Les déclarations surprenantes du ministre de la Santé annonçant un recours à l’importation de médecins étrangers pour réduire la facture des transferts de malades à l’étranger ont suscité de vives réactions.

Et pour cause : l’Algérie est connue pour être un pays qui « exporte » massivement ses médecins. Chaque année, ils sont des centaines, voire des milliers, à quitter le pays pour aller servir sous d’autres cieux. L’État ne fait rien pour les retenir : ceux qui restent en Algérie exercent en effet dans des conditions difficiles.

« Aujourd’hui, la seule idée dans la tête d’un médecin qui termine son cursus, c’est de partir », résume le Professeur Mostefa Khiati, président de la Fondation pour la recherche médicale (Forem) dans une déclaration au site TSA. Pourquoi veulent-ils partir à l’étranger ? Voici cinq raisons qui expliqueraient cet exode :

  1. Des salaires bas

En Algérie, la formation en médecine dure sept ans pour les généralistes et 12 ans pour les spécialistes. Ces derniers doivent effectuer un service civil, d’une durée variant entre une année (pour les wilayas du Sud) et quatre ans (pour les grandes villes du Nord) avant de pouvoir obtenir définitivement leur diplôme.

C’est connu : les médecins algériens sont très mal payés. En 2020, le salaire se situait entre 80.000 dinars (environ 400 euros au taux de change parallèle) pour le médecin généraliste de santé publique et 186.000 dinars (environ 930 euros) pour le professeur en médecine, selon Ahcene Zehnati, économiste de la santé et chercheur au CREAD qui s’est exprimé dans les colonnes du journal El Watan.

« Les médecins algériens sont plus mal payés que leurs homologues marocains et tunisiens. Dans de telles conditions, c’est très difficile de les retenir », souligne Pr Khiati dans TSA.

  1. Le chômage

Contrairement à une idée reçue, les médecins sont touchés par le chômage. Il n’existe pas de chiffres détaillés mais le phénomène est connu dans la profession. Les postes proposés dans le public ne sont pas nombreux et s’installer à son propre compte demande des moyens et la réussite n’est pas garantie surtout.

« Des assistants spécialistes se retrouvent contraints de contracter des dettes pour faire face à la dure réalité en ces temps de crise sanitaire », écrivait en juin 2020 le journal Liberté dans un article consacré à 1 552 médecins résidents au chômage.

  1. De nombreuses opportunités à l’étranger

Si les médecins algériens sont nombreux à partir, c’est aussi en raison des nombreuses opportunités qui leur sont proposées à l’étranger. La France, principal pays d’accueil, souffre d’un déficit important en médecins. Avec la crise sanitaire, la demande en médecins étrangers va fortement augmenter.

Mais la France n’est plus la seule destination pour les médecins algériens. « Je peux personnellement témoigner qu’il y a un « canal » principal vers la France, pays francophone, mais aussi vers les pays du Golfe et anglo-saxons notamment les États-Unis », affirme, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil de l’ordre des médecins, dans une déclaration à TSA.

  1. La qualité de vie

Comme beaucoup d’Algériens qui choisissent de partir, un grand nombre de médecins sont à la recherche d’une meilleure qualité de vie pour eux et leurs familles. En Algérie, en dehors des grandes villes, l’offre en matière de scolarité de qualité pour les enfants et de loisirs est très pauvre. Les conditions de vie se sont également dégradées, avec la crise économique, poussant de nombreuses personnes à choisir l’exil.

  1. L’épanouissement professionnel

C’est un argument qu’on entend souvent chez les médecins : « À l’étranger, je peux exercer mon métier dans de bonnes conditions et progresser ». Comme le montrent les nombreuses grèves et mouvements de protestations des médecins ces dernières années, les conditions de travail se sont détériorées.

Les hôpitaux manquent de moyens et beaucoup d’établissements hospitaliers sont mal gérés.

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