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À la nouvelle aérogare d’Alger qui accueille les premiers voyageurs

Sol brillant, structure pharaonique, allées spacieuses : ce lundi, l’entrée en service du terminal 4 de l’aéroport international d’Alger en a mis plein les yeux aux voyageurs.

« On a enfin quelque chose aux normes et digne des aéroports internationaux à travers le monde », se réjouit Naïma. « C’est vraiment quelque chose de magnifique pour l’Algérie, s’exclame de son côté Oussama. Mais on va quand même attendre deux ou trois mois pour évaluer la qualité du service… ». Achevée fin novembre, l’inauguration a été reportée à plusieurs reprises en raison des événements qui secouent le pays.

C’est Air Algérie qui a assuré un vol inaugural dès 7h du matin à destination de Paris-Charles-de-Gaulle. La compagnie nationale est ainsi la première à avoir pris ses quartiers dans ce que certains appellent déjà « le nouvel aéroport ». Et elle entend bien en tirer profit. « Cette infrastructure va nous permettre de gagner plus de parts de marché, pointe Amine Andaloussi, en charge de la communication de la compagnie aérienne. On espère dépasser les six millions et demi de voyageurs qui ont transité avec nous l’an passé. Et puis on va tout faire pour que cet endroit devienne un hub (plateforme de correspondance, ndlr) et fasse profiter l’économie algérienne ».

Mais là où Air Algérie sait qu’elle est attendue au tournant, c’est sur la gestion des retards. « On est victimes de certaines idées reçues mais en réalité, on dépasse les 75% dans les délais de ponctualité, développe Amine Andaloussi. Toujours est-il que cette nouvelle aérogare va nous permettre de nous améliorer ».

Un aéroport nouvelle génération

« Il y a quelques soucis techniques qu’on corrige au fur et à mesure c’est tout à fait normal. Mais dans l’ensemble on touche du bois, tout se passe bien », confie dans la matinée Tahar Allache, PDG de l’Entreprise de gestion des infrastructures aéroportuaires (EGSIA), qui n’a pas manqué de rappeler l’effort réalisé par les concepteurs de la structure pour que son impact sur l’environnement soit minimal. « Nous avons des puits de lumière naturelle, nous climatisons à niveau d’homme pour économiser l’énergie et la toiture récupère les eaux pluviales qui sont ensuite réutilisées pour l’arrosage des espaces verts ».

Cette nouvelle aérogare, d’une superficie de 200 000 m² (le terminal T2 fait 82 000 m², ndlr), jouit entre autres d’une capacité d’accueil de dix millions de passagers par an, de 4200 places de stationnement, 54 ascenseurs, 35 escaliers mécaniques, 9 tapis roulants (six au niveau des arrivées trois au niveau des départs), 12 tapis à bagages pour les arrivées, 28 passerelles télescopiques, deux postes de stationnement pour les Airbus A380…

Formalités de police regroupées

Les formalités de police vont être regroupées en un seul spot que ce soit au niveau des arrivées ou des départs. Car dans l’autre aérogare internationale toujours en service le temps que la totalité des compagnies aériennes opèrent leurs transferts, quatre points de formalités de police sont déployés, d’où l’effet « embouteillage », souvent constaté par les voyageurs. Désormais, les guichets de contrôle seront positionnés les uns à côté des autres. « Même pour eux, c’est plus facile. Ils ne seront pas dispersés. Il y aura directement la possibilité de voir s’il faut charger ou non les domaines de police », détaille M. Allache. En revanche la durée du contrôle devrait rester identique. « C’est l’embarquement qui sera plus facile, plus fluide, avec cette configuration ».

Autre aspect pratique qui devrait faciliter la vie des voyageurs et de leurs proches : les halls d’entrée et de sortie sont désormais séparés. Des escalators et des ascenseurs assureront la liaison entre ces deux espaces.

Des files spéciales sont par ailleurs en cours d’aménagement pour les personnalités et les corps diplomatiques : « On va se conformer à ce qui se fait partout », promet le PDG.

Pour le temps d’attente lors de la réception des bagages, « cela ça dépendra des compagnies aériennes…»

Et si vous vous demandez si les prix des produits en boutiques (hors duty-free) seront impactés, Tahar Allache va droit au but : « Les prix ne bougent pas. Les investissements coûtent cher. C’est pour cela que les produits coûtent cher. C’est le cas partout ».


Sabrina Khelil

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