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« Aimeriez-vous être le PDG d’Air Algérie ? »

Bien que les restrictions sur les voyages soient levées un peu partout, y compris en Algérie, le secteur du transport aérien continue de subir les conséquences de la crise sanitaire.

Aujourd’hui, la gestion des vols est plus critique que durant la période où les restrictions étaient en vigueur. Pendant la crise sanitaire, les compagnies aériennes, les aéroports et les entreprises intervenant dans les opérations aériennes ont licencié des milliers de salariés.

Aérien : un secteur en crise et Air Algérie n’y échappe pas

Ces effectifs n’ont pas été remplacés même après le retour en force du trafic aérien. Cette situation rend impossible la gestion des vols. En Europe, plusieurs aéroports connaissent des scènes de chaos. Des mesures ont été prises pour limiter l’affluence afin d’éviter les dépassements.

Bien entendu, Air Algérie n’échappe pas à cette crise du secteur aérien. Une crise qui vient s’ajouter aux problèmes propres à la compagnie aérienne nationale algérienne.

« Aimeriez-vous être le PDG d’Air Algérie, ou de n’importe quelle autre compagnie aérienne, compte tenu de ce qui se passe dans le domaine de l’aviation aujourd’hui ? ». Difficile de répondre à cette question posée ce jeudi 28 juillet par le média spécialisé Simple Flying.

Généralement, l’opinion publique voit l’actualité du transport aérien du côté du passager. Sur les réseaux sociaux, ce sont les passagers qui font des réclamations sur tout et parfois n’importe quoi. Quand il y a un problème dans un aéroport ou sur un vol, les médias relayent généralement les doléances des passagers, rarement ceux des compagnies aériennes.

Qu’en est-il du camp d’en face ? Est-il aisé de gérer une compagnie aérienne actuellement ? La question posée par Simple Flying mérite réflexion.

Dans la peau du PDG d’Air Algérie

Focalisons-nous sur le cas d’Air Algérie. Diriger Air Algérie est un poste à caractère tout autant politique que technique. Il ne faut pas se voiler la face, on n’arrive pas à la tête d’Air Algérie sans un appui des pouvoirs publics, comme l’a rappelé à juste titre un ancien PDG de la compagnie. L’État est le principal actionnaire de la compagnie. De plus, pour les autorités, Air Algérie est stratégique.

L’arrivée de Yacine Benslimane en juin dernier a marqué un virage important dans l’approche des autorités. Pour la première fois, un cadre de l’extérieur hérite de la place de PDG de la compagnie aérienne nationale.

La mission est difficile. Le nouveau PDG part avec un avantage et un handicap. Il est avantagé par le soutien des hautes autorités du pays. Cependant, il est handicapé par le fait qu’il ne soit pas un enfant de la boîte et ce pour deux raisons.

Certains cadres d’Air Algérie verraient d’un mauvais œil l’arrivée d’un « étranger » pour diriger la compagnie dans laquelle ils ont passé plusieurs décennies pour certains. En outre, il est obligé de faire avec les descriptions de situation émanant des personnes déjà présentes car ne connaissant pas lui-même les rouages de la compagnie.

Il lui faudra du temps pour se faire sa propre idée. Or, du temps il n’en a pas vraiment puisque les autorités veulent des résultats dans les meilleurs des cas à moyen terme.

Air Algérie : les effets de la crise sont toujours là

Sur le plan opérationnel, Air Algérie n’exploite que la moitié de son programme habituel. La crise sanitaire a fait beaucoup de mal au pavillon national.

Durant quatorze mois, l’activité des avions était réduite aux opérations de rapatriement. La reprise des vols internationaux depuis juin 2021 s’est faite progressivement.

Des problèmes d’ordre technique se posent alors. Une grande partie de la flotte d’Air Algérie est restée clouée au sol pendant une longue période ce qui contraint à une utilisation modérée comme le suggèrent les constructeurs. En même temps, cette donne empêche le retour au programme habituel.

Financièrement, Air Algérie est pénalisée par le fait de ne pas pouvoir reprendre l’intégralité de son programme annuel.

Un PDG d’Air Algérie doit également composer avec la grogne en interne. Plusieurs départements ne respirent pas la sérénité depuis plusieurs années. Les syndicats sont montés aux créneaux à plusieurs reprises bien qu’ils maintiennent un certain calme depuis l’arrivée de Benslimane.

Les syndicats, notamment ceux des pilotes et des techniciens de maintenance, ont leur poids au sein de la compagnie. Il est impossible de faire sans eux.

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