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Air Algérie

Air Algérie : l’espoir d’une forte reprise des vols s’éloigne

Depuis le 1er juin dernier, les frontières algériennes sont partiellement ouvertes. Air Algérie a repris progressivement ses vols internationaux. Elle dessert actuellement dix pays. Près de la moitié des vols est opérée avec la France (24 par semaine).

Le 10 novembre dernier, les autorités algériennes ont autorisé la reprise des vols commerciaux avec le Qatar, mais plus d’un mois après cette annonce Air Algérie n’a pas encore programmé de vols entre Alger et Doha.

L’Arabie saoudite devrait figurer prochainement dans la liste des pays avec lesquels les vols commerciaux sont autorisés par l’Algérie. Mais l’accélération du programme de vols, attendue depuis plusieurs mois, n’a toujours pas eu lieu.

L’arrivée du variant Omicron, qui progresse fortement en Europe, devrait retarder l’échéance d’une réelle reprise des vols. L’heure est en effet aux restrictions un peu partout à travers le monde.

Et la découverte d’un cas du variant Omicron en Algérie n’augure rien de bon pour la suite. En cas de forte hausse des contaminations, le gouvernement pourrait réduire le nombre de vols et l’Algérie pourrait se retrouver à nouveau sur la liste rouge européenne.

Air Algérie : un préjudice important

Pour Air Algérie, le préjudice est important. Il est d’abord financier. La compagnie publique doit faire face seule à toutes les dépenses alors que les recettes restent faibles. Avec seulement une cinquantaine de vols internationaux par semaine, toutes destinations confondues, Air Algérie, malgré des prix élevés, aura du mal à se refaire une santé financière.

Pour ne rien arranger, la faible activité engendre des surcoûts en maintenance et des risques pour la flotte de la compagnie aérienne nationale. Air Algérie possède 56 avions : 8 Airbus A330-202, 25 Boeing 737-800, 2 Boeing 737-700, 5 Boeing 737-600, 15 ATR.72-212 A et 1 Lockheed L-100-30T Hercules.

« Airbus et Boeing sont dédiés au réseau international. Economiquement, ils ne sont pas rentables pour les vols domestiques. Ces derniers sont généralement assurés par les ATR », explique un ancien cadre d’Air Algérie.

Air Algérie : une flotte sous-exploitée

« Pour qu’un avion soit rentable, il doit voler en moyenne 8h par jour. Un avion qui ne vole pas à un certain volume horaire nécessite également plus de maintenance que lorsqu’il vole, donc plus de coûts pour Air Algérie », explique notre interlocuteur.

Avec le nombre de vols internationaux autorisés actuellement, les avions d’Air Algérie volent en moyenne 2 h par jour.  « Il y a des pièces qui s’usent si l’avion ne vole pas ou ne vole pas suffisamment », ajoute-t-il. Face à cette situation, Air Algérie fait tourner ses avions.

Cette situation va accélérer le vieillissement des avions d’Air Algérie, ce qui va nécessiter un renouvellement de la flotte. Beaucoup de compagnies aériennes ont commandé des avions ces dernières années, mais le projet de renouvellement de la flotte d’Air Algérie est gelé.

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