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Air Algérie, ouverture des frontières : les 5 questions à éclaircir

Au lendemain des annonces du conseil des ministres concernant la réouverture des frontières algériennes et la reprise des vols partielle à compter du 1er juin, beaucoup d’interrogations demeurent.

On sait seulement que la reprise se fera au rythme de cinq vols par jour de et vers trois aéroports : Alger, Oran et Constantine. « Un programme organisationnel sera communiqué à ce sujet dans une semaine », a expliqué la présidence de la République.

Voici les cinq questions que va devoir éclaircir le gouvernement dans son programme prévisionnel :

1- Qui va assurer ces vols ?

Depuis la fermeture des frontières, une règle a été mise en place : les vols spéciaux depuis l’étranger sont assurés par Air Algérie et ceux au départ des aéroports algériens confiés aux compagnies étrangères.

Les vols vers l’étranger n’ont d’ailleurs jamais cessé, contrairement à ceux de la compagnie Air Algérie qui ont été suspendus le 1er mars dernier pour une durée indéterminée.

Cette règle sera-t-elle maintenue à partir du 1er juin ? Dans ce cas, le gouvernement va devoir préciser les compagnies qui assureront les vols dans le sens Algérie – étranger, avec un programme précis.

Autre question à laquelle va devoir répondre le gouvernement : les compagnies étrangères seront-elles autorisées à transporter des Algériens depuis l’étranger ?

2- Quels pays seront concernés par les vols ?

La décision de reprendre les vols, malgré une situation sanitaire encore instable dans le monde, a été prise en grande partie pour permettre le retour des Algériens bloqués à l’étranger. Parmi eux figurent de nombreux étudiants qui ont terminé leurs études, mais aussi des personnes malades ou séparées de leurs familles depuis de nombreux mois.

Ces personnes bloquées se trouvent un peu partout dans le monde : France, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Turquie, Tunisie, pays du Golfe… Certains pays, comme la Turquie, le Qatar et les Emirats arabes unis, sont considérés comme à risque. Ils figurent sur les listes rouges de la France et du Royaume-Uni par exemple.

Avec cinq vols par jour, la reprise peut concerner un maximum de cinq pays.

3- Une autorisation sera-t-elle obligatoire pour voyager vers l’Algérie ?

Avant le 1er mars, seuls les voyageurs munis d’une autorisation d’entrée sur le territoire algérien étaient autorisés à voyager à bord des vols de rapatriement de la compagnie aérienne Air Algérie.

Le dispositif, géré par le ministère de l’Intérieur, a suscité de nombreuses critiques, avec des accusations de passe-droits.

Le dispositif des autorisations spéciales sera-t-il maintenu ? Si oui, qui va le gérer ? Des élus, dont le sénateur Abdelouahab Benzaim, ont suggéré de confier la gestion des autorisations aux consulats d’Algérie à l’étranger pour éviter les complications bureaucratiques.

4- Qui pourra voyager au départ d’Algérie ?

Actuellement, quitter l’Algérie est presque aussi compliqué que d’y entrer. Seules quelques catégories de passagers peuvent voyager sans autorisation. Pour tous les autres, y compris les malades graves, une autorisation est obligatoire. Or, cette dernière est très difficile à obtenir.

Les concernés, qui seraient plus de 31.000, évoquent des refus systématiques sur la plateforme du ministère de l’Intérieur. Ils ont organisé plusieurs actions de protestation, en vain.

Ce dispositif d’autorisations sera-t-il annulé ? Assoupli ? C’est l’autre question à laquelle le gouvernement va devoir répondre.

5- Ceux qui rentrent en Algérie pourront-ils ressortir ?

C’est la question que se posent de nombreux Algériens résidant à l’étranger. Avant le 1er mars, il était possible de repartir à la condition d’avoir une nationalité étrangère ou un titre de séjour valide dans un autre pays. Cette règle sera-t-elle maintenue à compter du 1er juin ?

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