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Algérie : les appels à la réouverture des frontières se multiplient

En Algérie, les agences de voyages sont parmi les secteurs les plus touchés par la pandémie de coronavirus. Elles réclament la réouverture des frontières.

En Algérie, près de 3 600 agences de voyages sont à l’arrêt depuis mars dernier. L’État leur a promis de l’aide, mais elles n’ont rien reçu pour l’instant, rapporte le journal francophone Liberté dans son édition de ce mardi 1er septembre.

Officiellement, les agences de voyages sont autorisées à reprendre leurs activités depuis le 7 juin dernier dans le cadre des mesures de déconfinement. Mais, dans les faits, l’activité n’a pas encore décollé.

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Les voyagistes pensent que même s’ils sont autorisés à reprendre leurs activités, la fermeture des frontières et les restrictions sur les déplacements entre plusieurs wilayas ne leur ont pas permis de faire leur travail.

Le président du Syndicat national des agences de voyages (Snav), Bachir Djeribi, estime qu’ils « sont à l’abandon ». « Il faut une intervention urgente des pouvoirs publics pour atténuer, un tant soit peu, ce sinistre causé par la Covid-19 », ajoute-t-il.

Un directeur d’une agence de voyages, également cité par Liberté, se demande « comment l’État peut laisser les agences de voyages livrées à elles-mêmes. Les banques n’ont toujours pas été instruites pour faciliter l’octroi de crédits d’exploitation […] et nous continuons à payer nos taxes le plus normalement du monde, alors qu’il n’y a aucune activité ». 

Plusieurs patrons d’agences de voyages en Algérie font état de la même situation : il leur est difficile de verser les salaires à leurs employés et de régler les frais de fonctionnement de leurs agences. Les hôteliers privés sont dans la même situation.

Les agences réclament l’ouverture des frontières

Ces 3 600 agences qui emploient plus de 25 000 agents ne peuvent pas compter que sur le tourisme local, qui génère des revenus très faibles, rappellent les acteurs du secteur. Pour certains, la réouverture des frontières est la seule solution.

C’est le cas de Ali Yahi, patron de l’agence Bicha Voyages de Bab El-Oued. Il réclame « la réouverture de frontières » qui, selon lui, est « le seul moyen d’arrêter la saignée ».

Un député de l’émigration écrit à Tebboune

Sur les réseaux sociaux, les appels à la réouverture des frontières se multiplient également. Dans ce contexte, le député de l’émigration Belmeddah Noureddine a adressé, lundi 31 août, une lettre au président de la République Abdelmadjid Tebboune, pour réclamer une ouverture des frontières afin que les Algériens bloqués à l’étranger puissent rentrer chez eux, ou visiter leurs familles.

Il insiste aussi sur la nécessité qu’Air Algérie reprenne ses vols, pour éviter aux citoyens algériens résidents à l’étranger de « payer des billets d’avion extrêmement chers, pour rentrer dans leurs pays de résidence ».

« Aujourd’hui, seules trois compagnies étrangères opèrent des vols de rapatriement au départ d’Algérie vers la France et l’Allemagne (NDLR : Air France, ASL Airlines et Lufthansa). Mais elles pratiquent des prix exorbitants. Air Algérie perd beaucoup d’argent. La société de transport maritime également », a-t-il expliqué ce mardi dans un entretien à visa-algerie.com.

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