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Comment Air Algérie est prise en étau entre Air France et Transavia

Depuis la réouverture partielle des frontières entre la France et l’Algérie, l’envolée de la demande est conséquente, au point de convaincre la compagnie aérienne Air France de mobiliser ses plus gros avions long-courriers, des Boeing 777-300 densifiés de 468 à 472 sièges. Des avions habituellement réservés aux vols entre la France et les Antilles et à La Réunion.

Ces avions gros-porteurs remplacent les habituels appareils monocouloirs moyen-courriers de type A320 et B737, qui ne peuvent accueillir plus de 200 personnes. Air France les utilise depuis la reprise des vols commerciaux vers l’Algérie, comme nous le précisait visa-algerie.com en juin dernier.

La compagnie nationale française opère actuellement 7 vols par semaine au départ de Paris-Charles de Gaulle, 6 en direction d’Alger et un vers Oran. Ils sont tous opérés en 777-300 qui partent complets. C’est une manière de doubler le nombre de passagers transportés dans chaque vol vers l’Algérie.

Des avions gros-porteurs chez Air France et Transavia

La recette sera utilisée par Transavia. La filiale low cost d’Air France effectuera à partir du 5 octobre 3 vols hebdomadaires au départ de Paris Orly en utilisant les Boeing 777-300 de sa maison-mère, rapporte le journal Les Echos (payant).

La flotte de Transavia est composée uniquement de Boeing 737-800 de 189 sièges seulement. La compagnie low cost laissera les équipages d’Air France opérer les trois vols en utilisant un numéro de vol Transavia France depuis l’aéroport d’Orly, ajoute le journal français.

Au total, ce sont donc 10 vols qui seront opérés chaque semaine en Boeing 777-300 entre Paris et l’Algérie par Air France et sa filiale Transavia, soit 4720 passagers et autant de capacité pour les vols retour.

Chez Air Algérie, le plus gros porteur de la flotte est un Airbus A330-202, d’une capacité de 262 sièges. C’est moitié moins de ce que proposent Air France et Transavia. En apparence, le marché est équilibré. Mais il ne l’est que partiellement : par le nombre de vols accordés aux différentes compagnies, qui respecte le principe de réciprocité : 50% pour Air Algérie et 50% pour ses concurrentes françaises.

Concurrence limitée et prix exorbitants

Malgré la mobilisation de capacités supplémentaires, les prix restent à un niveau élevé, rappelle le journal Les Echos. Un billet Paris-Alger pour la mi-octobre sur Air France revient à 1 200 euros l’aller-retour en classe économique. La low cost Transavia propose un aller simple à partir de 530 €, pour un vol de deux heures.

La demande est très forte vers l’Algérie. Actuellement, elle dépasse celle vers le Maroc et la Tunisie, qui sont pourtant deux destinations touristiques.

Au départ de la France, l’Algérie est la troisième destination internationale, avec plus de 4,3 millions de passagers en 2019. Le profil des voyageurs n’est cependant pas le même que pour les États-Unis et le Maroc, tous deux devant l’Algérie. Le trafic avec l’Algérie s’établit en effet essentiellement sur une clientèle dite « VFR », Visit Friends and Relatives, voyageant pour motifs personnels.

Ce trafic est le plus sûr : c’est le premier à être reparti dès l’ouverture des frontières aériennes après la pandémie mondiale et qui continue d’être un moteur crucial pour relancer le secteur aérien international.

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