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Espagne : trois policiers jugés pour avoir agressé un Algérien

Le tribunal de Barcelone a décidé de rouvrir le procès contre trois agents de la police nationale espagnole, accusés d’avoir agressé un Algérien logé dans un camp d’internement pour migrants, rapporte, ce jeudi 17 décembre, le journal espagnol La Vanguardia.

En février dernier, le juge d’instruction avait prononcé le non-lieu pour faute de preuves. Le tribunal vient de révoquer cette sentence en constatant qu’il y avait des irrégularités dans les investigations.

Trois policiers accusés d’agression sur un migrant algérien

Le procès est donc rouvert pour faire la lumière sur l’agression d’un migrant algérien interné dans un camp à Barcelone. Les faits remontent au mois de décembre 2019 quand l’Algérien s’est plaint contre les policiers qui lui auraient confisqué un petit appareil qu’il utilisait pour écouter de la musique. En représailles, ces derniers l’ont agressé.

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Les policiers l’ont poussé dans les escaliers. Une fois au sol, ils l’ont traîné, ce qui lui a engendré plusieurs blessures. La victime aurait tenté durant cette nuit-là de se suicider à plusieurs reprises. Il a été empêché par les autres migrants internés dans le même centre.

Il craignait de se faire expulser vers l’Algérie

L’Algérien victime de l’agression avait demandé l’asile en Espagne. Le juge qui a rouvert le dossier l’a appelé à la barre pour témoigner lui ainsi que d’autres internés dans le camp. Un quatrième policier et un membre de la croix rouge espagnole sont également convoqués comme témoins dans cette affaire.

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Les caméras de surveillance n’ont rien filmé

Bizarrement, les caméras de surveillance placées dans le camp n’ont pas enregistré la scène. Le juge considère que c’est une irrégularité. Il a sommé le directeur du centre d’internement de migrants de faire un rapport sur la défaillance des caméras à ce moment-là ainsi que sur le fait que la tentative de suicide du migrant n’ait pas été signalée ni à la police ni à la justice.

Le juge s’interroge également sur l’absence de rapport médical mentionnant les blessures dont a été victime l’interné Algérien. Toutes ces « irrégularités » ont poussé le juge à rouvrir le dossier considérant la prononciation du non-lieu comme prématurée.

 

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