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Étudiants étrangers en France : le coût de la vie en hausse

Le syndicat étudiant UNEF a publié un rapport sur l’évolution du coût de la vie des étudiants en France. Les étudiants étrangers doivent assumer des dépenses plus importantes que les Français…

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) a publié, ce lundi 17 août, son étude sur l’évolution du coût de la vie pour les étudiants français et étrangers. Cette enquête fait état d’un coût de la vie qui augmente, surtout en prenant en compte le contexte de la crise sanitaire causé par le coronavirus.

L’UNEF estime que le coût de la vie pour les étudiants en France a augmenté de 3,69 % en 2020. Avec 69 % du budget mensuel servant à payer le loyer, ce dernier enregistre une augmentation de 2,41 % en moyenne.

Cette année, il faut aussi prendre en compte la crise sanitaire, qui a ajouté des dépenses supplémentaires aux étudiants, estimées à 230 euros par an. Un budget qui inclut l’achat des masques, devenus obligatoires dans les universités.

Les étudiants étrangers en France sont les plus touchés par la précarité

Certains étudiants sont plus touchés que d’autres par la précarité. Selon l’UNEF, les étudiants étrangers représentent l’un des publics étudiants les plus précaires. En effet, ils doivent payer des frais d’inscription différenciés, allant de 2 770 euros pour une année en Licence à 3 770 euros pour une année en Master, et n’ont pas accès à la majorité des aides publiques.

Le coût de la vie pour les étudiants étrangers, qui commencent leurs études en première année, est entre 261,46 % et 339 ,93 % plus élevé que pour les étudiants français. La différence dépend des établissements et de l’application ou non des frais d’inscription.

Titre de séjour

L’Union nationale des étudiants français a aussi pointé dans son rapport les « discriminations qui entraînent une multiplication du coût de la vie ». Pour les étudiants hors Union européenne, il est nécessaire de justifier de 615 euros de ressources mensuelles pour l’obtention ou le renouvellement du titre de séjour.

Ces étudiants ne peuvent pas non plus subvenir à leurs besoins comme les étudiants français, car ils doivent se conformer à la règle qui leur interdit de travailler plus de 60 % de la durée légale du temps de travail.

Pour les étudiants algériens, c’est un peu plus compliqué, vu qu’ils doivent obtenir une autorisation provisoire de travail, et ne sont pas autorisés à travailler au-delà de la limite des 50 % de la durée légale du temps de travail.

« Ces difficultés démontrent l’urgence d’abroger les frais d’inscription différenciés, de diminuer le coût des démarches administratives ainsi que de supprimer le critère de nationalité dans l’accès aux bourses », soutient l’UNEF.

D’ailleurs le syndicat étudiant présente dans son dossier un plan d’urgence pour la lutte contre l’explosion du coût de la vie étudiante.

Parmi ses propositions :

  • Une réforme en profondeur du système des bourses pour répondre à l’urgence de la précarité étudiante permettant d’augmenter le nombre de boursiers et le montant des bourses
  • L’intégration des étudiants étrangers au système des aides sociales et la fin des frais d’inscription différenciés
  • Des politiques de lutte contre l’inflation du logement étudiant par l’encadrement des loyers et l’augmentation des APL
  • Une augmentation du budget des CROUS
  • La gratuité des transports en commun pour tous les jeunes et les étudiants

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