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France : elle accuse un judoka algérien de l’avoir agressée au couteau

Parti de Hussein Dey, à Alger, en Normandie, le voyage d’un jeune judoka algérien se termine finalement à Roubaix, dans les geôles d’un commissariat. Il doit faire face à de sérieuses accusations de la part d’une jeune femme.

Arrivé en France en mai dernier, dans le cadre de la ren­contre mon­diale de Judo or­ga­ni­sée en Nor­man­die par la Fé­dé­ra­tion spor­tive sco­laire in­ter­na­tio­nale, le judoka algérien, un colosse de 1,90 m pour 90 kilos, élève d’un lycée de Hussein Dey, a été appréhendé par la police à Roubaix, après la plainte d’une femme « trau­ma­ti­sée », rapporte le journal français La Voix du Nord ce lundi 15 août.

Une affaire qui n’a pas livré tous ses secrets

Les faits de cette affaire remontent au 8 août dernier, soit 3 mois après la venue du judoka algérien en France. Au centre-ville de Roubaix, la police retrouve une jeune femme dans la gare, relate La Voix du Nord.

Elle est “traumatisée” et assure aux policiers qu’elle vient être dépouillée de quelques centaines d’euros et de son téléphone portable, et ce, après avoir été menacée « cou­teau sur la gorge », puis « pis­to­let sur la tempe » dans un ap­par­te­ment tout proche, affirme la même source.

Suite à la plainte, les policiers procèdent à l’arrestation du colosse algérien qui va vite se retrouver face au juge, dans le box des accusés. L’avocat du judoka proteste et souligne qu’après “trois perquisitions, aucun pistolet n’a été retrouvé”. Il se plaint également de la barrière de la langue, notamment de l’inexistence d’un interprète officiel durant la garde à vue.

En effet, c’est aux services d’un agent de police, maîtrisant apparemment l’arabe, à qui la cour avait fait appel pour traduire certains messages échangés entre la victime et l’accusé. La discussion n’apporte aucune lumière sur les raisons qui ont poussé le jeune algérien à s’en prendre à la femme de 26 ans.

Deux ans de prison requis contre le judoka algérien

Suite à la lecture de quelques pans de la discussion qui a eu lieu sur les réseaux sociaux entre le judoka algérien et la victime, la procureure admet qu’il s’agit là « d’un pas­sage à l’acte qu’on a tous du mal à com­prendre ». Elle réclame toutefois deux ans de prison contre l’accusé.

La seule fois où le mis en cause vient éclairer l’audience sur les motifs qui l’ont poussé à s’en prendre à la victime, il a dit que la jeune femme « ne vou­lait pas par­tir. J’ai pris un cou­teau pour la faire par­tir… ». Maigre confidence à laquelle la procureure répond en affirmant que la victime “ne vou­lait peut-être pas quit­ter sans son ar­gent et son té­lé­phone”.

“Votre car­rure de ju­doka pro­fes­sion­nel ne per­met pas de la main­te­nir à dis­tance ? Vous avez be­soin d’une arme ?”, s’adresse encore la procureure française au colosse algérien qui devra attendre dans une maison d’arrêt la reprise de son procès prévue pour le 16 septembre prochain.

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