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France : naturalisation refusée pour une Algérienne qui « travaille trop »

En France, les Maghrébins arrivent en tête des étrangers naturalisés. Selon les chiffres les plus récents publiés fin décembre dernier par L’Express, les Marocains arrivent en tête, avec 15 390 naturalisations en 2018. Les Algériens sont deuxième (14 867 naturalisés) et les Tunisiens en troisième position, avec 6 687 naturalisés.

Mais beaucoup de demandes n’aboutissent pas. Certaines pour des raisons valables, d’autres un peu moins, voire étranges. Début décembre, on apprenait qu’un Algérien de 36 ans a vu sa demande de naturalisation rejetée parce que l’administration française a estimé qu’il « travaillait trop ». Après la médiatisation de son affaire, l’homme a fini par être naturalisé.

Un cas similaire vient d’être révélé par le site Bondy Blog. Une Algérienne résidente en France a vu sa demande de naturalisation française rejetée au motif qu’elle travaille cinquante heures par semaine, rapporte le site français. Travailler plus que la durée légale est considérée comme une infraction au code du travail.

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« Je ne pensais pas que c’était un motif d’être travailleuse, d’être courageuse, d’élever mes enfants toute seule, de ne rien devoir à personne… Je ne pensais que c’était une infraction », déplore Saïda.

Mère célibataire de cinq enfants

Après deux ans de procédure, la concernée reçoit un courrier de la préfecture de Seine-Saint-Denis informant la célibataire mère de cinq enfants qu’elle est en infraction en raison de son volume de travail de cinquante heures par semaine, en infraction avec la loi.

Saïda travaille en effet quatre heures le matin et sept heures l’après-midi, tous les jours de la semaine. « C’est le motif du refus de ma nationalité. Je travaille trop. Je ne gagne pas tant que ça. Ce n’est vraiment pas beaucoup, surtout en région parisienne », explique l’Algérienne.

« Je n’ai pas travaillé pour devenir riche, c’est juste pour subvenir aux besoins de ma famille, pour payer mes factures et plus rien devoir à personne », affirme Saïda, née en Algérie et arrivée en France en 1981, à l’âge de huit ans avec sa famille. « En 1987, je suis partie en vacances avec mes parents et là-bas, je me suis retrouvée mariée. J’avais 14 ans », relate-t-elle. « Quand j’ai eu l’occasion de revenir, j’ai pris mes enfants et je suis venue. C’était en 2004 », poursuit-elle.

« En Algérie, je n’étais pas avec ma famille. Je n’étais pas dans mon pays. Mon pays, c’est ici », souligne Saïda, qui fait part de son intention de faire un recours contre le rejet de la naturalisation. « Je ferai tout, je ne lâcherai pas », conclut-elle.

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