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Frontières : pourquoi l’Algérie est toujours sur la liste rouge de l’Union européenne ?

La situation sanitaire en Algérie connait une nette amélioration. Mais le pays maintient ses frontières fermées. Il est toujours classé rouge par l’UE. Dr Bekkat Berkani, du comité scientifique, explique pourquoi.

La nette amélioration de la situation sanitaire en Algérie se confirme. Ce mercredi 7 octobre, le pays a enregistré 121 nouvelles contaminations. C’est le bilan le plus faible de l’épidémie de coronavirus en Algérie depuis juin dernier.

Malgré cette amélioration, l’Algérie reste sur la liste rouge des pays européens. L’Algérie est encore vue comme un pays « à risque », par les États européens qui maintiennent leurs frontières fermées avec elle depuis le 30 juillet dernier.

Pourquoi ? Pour Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique chargé du suivi de l’épidémie de coronavirus en Algérie, il « est hors de question de parler de classification » tant que le trafic aérien est à l’arrêt.

Selon, Dr Bekkat Berkani, qui s’est exprimé ce mercredi dans un entretien au média TSA, cette classification « est tout à fait obsolète et, quelque part, tendancieuse ». Il ajoute : « Sinon comment la communauté européenne maintient-elle un pays comme l’Algérie (…) alors que des pays européens frisent des dizaines de milliers de cas quotidiens ? ».

Selon lui, quand les frontières terrestres, maritimes et aériennes seront rouvertes, il y aura un accord avec les différents pays et des exigences sanitaires pour les déplacements vers diverses destinations.

Ouverture des frontières : l’Algérie doit d’abord retrouver une activité normale

Les Algériens attendent toujours l’ouverture des frontières. Mais Dr Bekkat Berkani n’est pas de l’avis de ceux qui appellent à la reprise du trafic aérien.

« Laissons-nous le temps de profiter de cette accalmie pour faire nos rentrées scolaires et universitaires. Laissons-nous le temps de rentrer dans une normalité progressive. Nous comprenons les difficultés qu’éprouvent nos compatriotes. Nous sommes tous atteints. Il y a des cas humanitaires qui pourraient être pris en charge avec nos autorités consulaires en vue de leur rapatriement. Il reste que personne ne peut préjuger de l’évolution de l’épidémie d’ici quelques semaines », explique-t-il.

Même si plusieurs pays ont ouvert leurs frontières en imposant le test PCR, ça n’a pas empêché la propagation du coronavirus, selon le membre du Comité scientifique.

Ouverture des frontières algériennes : les tests PCR « ne suffisent pas »

Il explique : « Les tests PCR ne suffisent pas. Rien ne garantira que le voyageur n’attrapera pas le virus à l’aéroport ou dans l’avion, quand bien même il aurait effectué le test 72 h avant leur embarquement. Les tests PCR ne sont pas une assurance totale et générale ».

La sortie progressive du confinement en Algérie, et les mesures sanitaires prises pour accompagner la réouverture des commerces et des villes semblent porter leurs fruits, même si les Algériens respectent de moins en moins les mesures barrières. Un ralentissement de la propagation de l’épidémie a été constaté lors de ces dernières semaines. Les lieux de rassemblement comme les salles des fêtes et les stades restent cependant fermés, dans l’attente d’une véritable amélioration de la situation sanitaire.

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