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La Grande Mosquée de Paris outrée par la demande d’une ministre

La Grande Mosquée de Paris, qui représente les musulmans de France, refuse de se soumettre à une exigence de Marlène Schiappa.

La ministre déléguée au ministère de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, a suggéré qu’à terme les imams de France pourraient célébrer des mariages homosexuels et donc reconnaître l’union entre personnes du même sexe. Cette remarque a fortement déplu à la communauté musulmane.

Lors d’une interview accordée à une chaine d’informations en continu, la ministre française a invoqué la « Charte des principes pour l’Islam de France », signée en janvier par des fédérations musulmanes dont la Grande Mosquée de Paris pour justifier l’obligation du mariage entre personnes du même sexe.

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Du moins, la ministre estime que cette charte laisse à penser que les fédérations devraient respecter ce droit au titre de respect des droits humains.

Atteinte à la liberté religieuse

Au lendemain de la déclaration de Marlène Schiappa, le recteur de la Mosquée de Paris Chems-eddine Hafiz a publié un communiqué de presse réfutant cette information. Pour lui, la charte est la preuve de l’entente entre l’Islam et la République française, mais n’a aucune valeur religieuse ou réformatrice.

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Le recteur de la Mosquée de Paris a rappelé que la charte – dont la signature a été mûrement réfléchie – est un simple engagement moral des fédérations et n’a aucune valeur législative.

Chems-eddine Hafiz dénonce une violation de la liberté religieuse en France, percevant l’intervention de Marlène Schiappa comme une façon de bafouer « les réalités religieuses ».

S’il reconnaît lutter contre la discrimination des personnes en raison de leur orientation sexuelle, le recteur souligne qu’il y a une différence avec l’adhésion « au mariage homosexuel. »

En effet, la charte dénonce « toutes les formes de racisme, de discrimination et de haine de l’autre, notamment les actes antimusulmans, les actes antisémites, l’homophobie et la misogynie » qui sont considérés comme des délits pénaux, « qu’aucune foi sincère ne saurait accepter. » Or aucun passage n’évoque la reconnaissance du mariage gay.

La charte des principes de l’Islam de France n’a clairement pas eu l’effet d’apaisement escompté, entre les autorités françaises et les musulmans de France.

Ce document qui a longtemps été débattu n’a toutefois pas été signé par toutes les fédérations musulmanes de France et suscite encore des doutes.

Cette nouvelle polémique laisse à penser que la charte n’a pas été interprétée de la même manière par le gouvernement français et les fédérations musulmanes et pourra encore être longtemps renégociée.

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