1. Accueil
  2. Voyages et Tourisme
  3. Lamamra rassure la diaspora algérienne : en attendant les actes
Voyages et Tourisme

Lamamra rassure la diaspora algérienne : en attendant les actes

Le ministère algérien des Affaires étrangères a depuis une semaine un nouveau timonier, en la personne du diplomate Ramtane Lamamra. Le département a également changé de nom pour devenir le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.

Pour le nouveau chef de la diplomatie algérienne, ce changement d’appellation vient confirmer “l’orientation stratégique“, du président de la République qui accorde une grande « importance » à la prise en charge des préoccupations et des aspirations de la diaspora algérienne.

Ramtane Lamamra s’exprimait ce jeudi 15 juillet au cours d’une rencontre d’orientation tenue au siège du ministère avec les cadres de son département.

Articles en Relation

Créer des passerelles avec la diaspora algérienne

Il a notamment insisté, entre autres orientations, sur « l’importance de créer des passerelles avec les membres de la communauté en vue de permettre à cette dernière de contribuer à la construction nationale comme par le passé ».

Le changement d’appellation du ministère pour y inclure explicitement la communauté établie à l’étranger constitue un premier pas dans la concrétisation des nombreux engagements pris par le président de la République vis-à-vis de cette communauté, peut-être aussi une manière de la rassurer après tout ce qui s’est passé ces derniers mois dans le sillage de la crise sanitaire.

Articles en Relation

Les propos de Ramtane Lamamra sont en quelque sorte un aveu que tout ne se passe pas comme il se doit entre l’État algérien et sa diaspora. Appeler par exemple à « créer des passerelles avec les membres de la communauté » suppose que ces passerelles n’existent pas, et l’inviter à contribuer à la construction nationale « comme par le passé » peut signifier qu’elle a apporté sa contribution à un moment donné de l’histoire nationale, mais elle ne le fait plus, en tout cas pas assez.

Beaucoup de choses doivent changer

Les propos de Ramtane Lamamra peuvent aussi traduire une prise de conscience que la communauté peut apporter bien plus au pays, dans tous les domaines.

Articles en Relation

Les réseaux sociaux et les médias font découvrir quotidiennement aux Algériens les success-stories de leurs compatriotes aux quatre coins du globe, dans les technologies de pointe, la médecine, les affaires, la recherche, le sport, les arts.

Que ce soit aux États-Unis, en Europe, dans le Golfe ou ailleurs, les Algériens se sont fait une place, parfois en tant que leaders dans leurs domaines. Le monde entier se les arrache et il est regrettable qu’ils n’aient pas souvent la même importance aux yeux de leur pays.

Des professions de foi ont été entendues et des gestes de bonne volonté consentis par les autorités, comme ces formules devant permettre aux jeunes de la diaspora de bénéficier des dispositifs de soutien à l’emploi ou au logement, mais cela reste très peu pour les convaincre de venir mettre ce qu’ils ont appris ailleurs au service de leur pays.

Crise sanitaire et gestion des flux de voyageurs vers l’Algérie

Déjà que le climat général en Algérie n’est pas attrayant, les pratiques bureaucratiques n’épargnent pas ceux d’entre eux tentés par un projet en Algérie. Même les grilles de salaires de certaines entreprises étrangères ne mettent pas, parait-il, sur un même pied d’égalité les coopérants étrangers et les expatriés ou binationaux algériens.

Il y a bien des aspects à changer pour créer des passerelles solides et durables, comme le souhaite M. Lamamra, avec les membres de la diaspora. Beaucoup de choses se sont passées et se passent encore, qui font que la relation des Algériens de l’étranger avec la mère-patrie n’est pas ce qu’elle devait être.

En temps normal, c’était la cherté des billets qui posait problème et à présent, c’est la gestion de la crise sanitaire et des flux de voyageurs vers l’Algérie qui n’est pas menée de façon à être appréciée par les Algériens de l’étranger.

Beaucoup d’entre eux se plaignent quotidiennement de ne pas pouvoir rentrer au pays, faute de places, même après la réouverture des frontières décidée après plus d’une année de fermeture quasi-totale.

La diaspora algérienne est aujourd’hui l’une des rares au monde à rencontrer des difficultés pour rentrer dans son pays pour cause de pandémie de covid-19. Ramtane Lamamra est appelé à s’attaquer sans tarder à ce problème. Les émigrés et binationaux algériens attendent du concret.

La Newsletter
Restez bien informés : recevez les dernières infos et alertes en vous inscrivant Gratuitement à notre Newsletter.
Guide De Voyage Algérie
Algérie
Toutes les procédures de voyage en Algérie
Voir Plus