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Le marché parallèle de la devise se développe en Tunisie

Après l’Algérie, le marché noir de la devise se développe en Tunisie, au grand dam des autorités qui voient une partie de la manne en devise sortir des circuits officiels.

En Algérie, la totalité des transactions en devises entre particuliers passent par le marché parallèle. C’est la règle depuis la fin des années 1980. La législation rigide sur les changes qui empêchent les transferts de devises pour acquérir des biens à l’étranger, la faiblesse de l’allocation touristique (moins de 100 euros par an) et la difficulté d’accéder aux devises pour effectuer des soins ou étudier à l’étranger ont contribué au développement de ce marché informel.

Aujourd’hui, on estime les transactions sur le marché parallèle, en Algérie, entre 6 et 8 milliards d’euros par an. Certaines sources avancent même le chiffre de 10 milliards. Le tout sans aucun contrôle de l’État. Les bureaux de change sont inexistants en Algérie.

Jusqu’à récemment, l’Algérie faisait figure d’exception dans la région. Mais le marché parallèle de la devise est en train de se développer en Tunisie. Une tendance qui inquiète de plus en plus les pouvoirs publics. En effet, et malgré l’existence de bureaux de change, le marché informel gagne de plus en plus du terrain, constate cette semaine le journal tunisien La Presse.

Dans son article, le quotidien tunisien rapporte que plus de « 4 milliards de dinars tunisien » circulent dans des circuits informels. D’après la même source, une importante partie de ces devises et liquidités, sont destinées à financer le marché de la contrebande avec les pays voisins.

Une activité illégale

« Certaines personnes exercent l’activité de change d’une façon illégale en acceptant d’échanger des dinars tunisiens contre des devises, et ce, pour permettre à certaines personnes — dont des contrebandiers — d’acheter les marchandises d’autres pays voisins pour les vendre dans le territoire tunisien » ajoute le quotidien tunisien. La Presse note que les taux de changes réels « ne sont pas respectés au niveau du marché informel ».

Nos confrères tunisiens rapportent qu’au niveau de la banque centrale de Tunisie (BCT), les responsables réfléchissent à préserver au maximum les devises en Tunisie et de les orienter vers les circuits économiques légaux.

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