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Visas et Immigration

Le poids de la diaspora algérienne en France

Comme à chaque épreuve que traverse l’Algérie, la communauté nationale établie à l’étranger, notamment en France, s’est fortement mobilisée pour porter assistance à leurs compatriotes au pays qui font face à la double épreuve du covid et des incendies.

Alors que les hôpitaux du pays manquaient cruellement d’oxygène, les émigrés algériens ont grandement contribué à atténuer la pénurie, donc à sauver des vies.

En l’espace de 15 jours, 2.700 concentrateurs d’oxygène individuels ont été acheminés via la seule compagnie Air Algérie depuis l’Europe. On imagine que les autres compagnies aériennes qui desservent l’Algérie en ont transporté au moins autant.

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Mobilisation de la diaspora algérienne en France

Dans le drame qui a frappé la Kabylie, ravagée par des feux sans précédent, ainsi que plusieurs régions du pays, ils ont aussi bougé et fait bouger les politiques, notamment en France.

Ce pays, qui compte une très forte communauté algérienne, entre immigrés et binationaux, est celui dont les responsables se sont exprimés et agi le plus pour porter secours aux victimes des incendies en Algérie.

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L’Algérie a sollicité les Canadairs européens dès le début des incendies et la France sera le premier pays à envoyer deux appareils qui ont d’ailleurs grandement rendu service du côté de Béjaïa.

Il s’agit certes d’un geste humanitaire avant tout, et la France n’est pas le seul pays à le faire puisque l’Espagne lui a emboîté le pas, en attendant un avion bombardier suisse comme annoncé par le président Abdelmadjid Tebboune.

Mais le geste porte une certaine connotation politique et c’est sans doute pour cela que c’est le président Emmanuel Macron lui-même qui annoncera le départ des deux canadairs pour l’Algérie via un tweet publié mercredi 11 août. Et c’est encore lui-même qui annonce leur entrée en opérations le lendemain.

Quelques heures avant la déclaration présidentielle, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait proposé l’aide de son pays à l’Algérie.

Cette disposition à aider l’Algérie dans sa dure épreuve s’inscrit dans le sillage de la politique de rapprochement prônée par Emmanuel Macron depuis et même avant son élection. Elle est aussi l’expression du poids de la diaspora algérienne dans la société française et sur l’échiquier politique local.

« Une chance d’avoir une telle communauté »

À chaque crise impliquant les musulmans ou les immigrés en France, on a entendu des voix appeler à ne pas faire de ces communautés un enjeu de politique interne, ce qui n’est pas évident avec une communauté forte de plusieurs millions d’individus.

À l’approche d’échéances électorales, la communauté algérienne est fortement sollicitée, comme le sont toutes les autres qui comptent en France.

Avant Macron et Le Drian, la première proposition d’aide est venue du maire d’une ville française qui compte une très forte communauté algérienne. Il s’agit de Marseille dont le premier responsable a fait part de sa disponibilité à envoyer des pompiers, des moyens et du matériel en Kabylie « si l’Algérie nous en fait la demande ».

D’autres grandes villes françaises abritant un nombre non négligeable d’Algériens ont aussi fait des gestes forts. On citera la région Île-de-France, dont la présidente Valérie Pécresse, également candidate à la prochaine élection présidentielle française, a annoncé l’octroi d’un don de 100 000 euros aux associations qui s’activent pour venir en aide aux victimes des incendies en Algérie. Anne Hidalgo, maire de Paris, qui a elle aussi des ambitions de destin national, a annoncé de son côté une aide de 30 000 euros.

Selon Abderrahmane Dahmane, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, il y aurait cinq millions de franco-algériens. Interviewé par TSA en novembre dernier, il avait expliqué que cette communauté n’est pas forte que par son nombre.

« (Il y a) des médecins, des informaticiens, des économistes, des cadres de la police… Il y a aussi des chefs d’entreprise. J’ai écrit une note au président Tebboune, je lui ai expliqué que c’est une chance d’avoir une communauté qui est très forte, ce sont les héritiers de la wilaya VII grâce à laquelle le gouvernement du GPRA à Tunis recevait de l’argent », avait-il dit.

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