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Voyages et Tourisme

Maroc : vols supprimés, des milliers de réservations annulées

Le tourisme marocain ne renaîtra pas de ses cendres cet hiver. La menace du variant Omicron paralyse de nouveau ce secteur économique dont le Maroc dépend énormément.

La fermeture des frontières marocaines pour deux semaines jusqu’au 13 décembre vient porter un coup définitif à la saison touristique qui s’annonçait prometteuse.

La fin d’année ne sera pas festive au Maroc et surtout dénuée de touristes. Ils étaient pourtant nombreux à avoir réservé un séjour au soleil pour le mois de décembre.

Des milliers de réservations hôtelières annulées au Maroc

Au moins 100 000 touristes étaient attendus au Maroc, seulement pour la dernière semaine de décembre à l’occasion des fêtes de noël et du nouvel an. Or, la fermeture des frontières aériennes et maritimes a entraîné une annulation en série des vols et ferries en direction du Maroc.

L’Europe, qui devait fournir une grosse part de touristes cet hiver, est désormais interdite de séjour au Maroc.  Les compagnies low-cost Ryanair et Easyjet, censées assurer le transport de la plus grosse part des touristes, ont supprimé leurs vols non seulement pour décembre mais aussi pour les semaines à venir. Ryanair a pris la décision de suspendre les vols vers le Maroc jusqu’au 1er février. Easyjet avait déjà mis en place l’arrêt des liaisons vers le Royaume depuis le 23 novembre dernier et cela pour une durée de trois mois.

La Confédération nationale du tourisme au Maroc estime le coût de ces annulations à un milliard de dirhams soit 94,7 millions d’euros, seulement pour la dernière semaine de décembre. Ces récentes annulations ne sont pas les premières, elles font suite aux multiples annulations de vols imposées par le Maroc. En octobre, les vols depuis la Russie, les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni avaient été supprimés.

Les vols depuis la France ont également été annulés en novembre dernier, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision impacte le tourisme français, qui représentait 28% des nuitées réservées en décembre, mais aussi la possible venue de la diaspora marocaine, qui a un poids important en France.

Le bref sursaut estival ne sauvera pas le tourisme marocain

Le Maroc était pourtant optimiste pour cette fin d’année. Cet été, le redémarrage des voyages vers le Maroc laissait penser que le tourisme allait reprendre en douceur. La venue de la diaspora marocaine durant les mois de juillet et d’août avait permis de redonner un coup d’accélérateur aux compagnies aériennes et maritimes mais aussi à tous les lieux de loisirs.

L’été présentait de bons chiffres côté recettes touristiques. Le Maroc enregistrait une hausse de 202% des recettes dans ce secteur au cours du troisième trimestre, par rapport à 2020. Le Royaume n’était pas parvenu à retrouver ses niveaux d’avant pandémie, mais ces chiffres laissaient espérer une embellie qui n’aura finalement pas lieu.

Chaque période de retour du tourisme devient une opportunité ratée pour le Maroc. Le pays a même dû renoncer à accueillir l’Organisation mondiale du tourisme prévue à Marrakech du 30 novembre au 3 décembre. Un événement qui aurait pu donner un coup d’accélérateur à l’économie marocaine.

Tourisme au Maroc : le pire reste à venir

La situation sanitaire pourrait avoir un impact encore plus négatif sur le tourisme marocain. Si le variant omicron s’avère être une menace constante, difficile d’imaginer que le Maroc autorise le retour des touristes même après les deux semaines de fermeture. En outre, l’option d’un retour du couvre-feu, ou encore de l’interdiction des déplacements sur le territoire marocain portera, en plus, un coup fatal au tourisme national.

Les acteurs de l’hôtellerie marocaine sont à bout de force. Déjà écrasés par les fermetures de frontières, ils ont également dû faire face à l’interdiction d’organiser des événements accueillant du public ou encore à l’obligation de présenter le pass sanitaire pour les clients. Désormais ils vivent dans la crainte d’une instabilité financière.

Lahcen Zelmat, Président de la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière, confiait au média marocain Hespress que les hôteliers sont dans l’impasse en raison du manque d’informations sur le long-terme. Pour l’heure, ils refusent d’investir dans des événements pour fêter la fin de l’année. Sans touristes et avec un couvre-feu, il n’y aura plus la possibilité d’organiser des animations.

Cette succession d’interdictions pourrait laisser d’importants stigmates dans le tourisme. Une perte de confiance de la part des touristes étrangers, qui risquent de craindre une énième annulation ou pire d’être coincés au Maroc sans possibilité de retour.

Même la diaspora marocaine commence à être lasse de devoir se soumettre à autant de difficultés pour se rendre dans le pays. Le coût élevé qu’impliquent les annulations de vols et le risque logistique les éreintent au point de raréfier les allers-retours vers leur pays d’origine.

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