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Pénurie d’essence : le calvaire d’un taxi algérien à Paris (Vidéo)

Depuis plusieurs jours, la France traverse une pénurie inédite de carburants. Un chauffeur de taxi algérien établi en France a raconté son calvaire à la recherche de carburant pour faire rouler son véhicule et travailler.

La France traverse une pénurie inédite de carburants pour cause de la grève dans les raffineries et les dépôts de Total Énergies. Durant la journée d’hier samedi 15 octobre, la grève a encore continué, faute d’accord sur des hausses des salaires avec la CGT, le principal syndicat à l’origine du débrayage.

De nombreux secteurs d’activités sont affectés par ce mouvement. Les autorités françaises, qui n’arrêtent pas de dénoncer ce mouvement, semblent impuissantes à convaincre les grévistes. Au niveau des stations-service, de longues files de voitures se forment à longueur de journée.

France : la longue et lancinante quête de quelques litres de carburant

Mourad, un chauffeur de taxi algérien établi à Paris, a livré son témoignage à propos de cette pénurie de carburant, qui a fortement affecté son secteur d’activité. Intervenant dans un reportage diffusé sur la chaîne Ennahar le samedi 15 octobre, il a précisé qu’il n’a jamais vu une telle pénurie de carburant en France.

« Je suis dans ce domaine depuis 2018, et je n’ai jamais vu une pénurie de carburant comme celle-ci », affirme-t-il alors qu’il est au volant en quête de quelques litres de gasoil.

Ce chauffeur de taxi, dont l’activité est directement reliée à la disponibilité du carburant, a précisé qu’il y avait certes eu des pénuries de carburant en France auparavant, mais jamais de cette ampleur. « On souffre vraiment pour faire le plein. On est à 15 jours, et chaque jour, c’est comme ça », a-t-il lâché devant une station fermée.

Même après avoir fini son service, ce chauffeur de taxi algérien se retrouve dans l’obligation de sillonner les rues de Paris pour remplir son réservoir pour la journée du lendemain. « Nous sommes obligés de passer la nuit dehors ».

« Nous sommes ici depuis 45 minutes, et la file n’a pas bougé d’un mètre »

Même s’il veut rentrer vers 23 heures ou minuit chez lui, il ne peut pas se le permettre, car il doit chercher parmi les rares stations où le carburant est disponible. « Parfois, je reste jusqu’à trois ou quatre heures du matin dehors », a-t-il ajouté.

En passant devant une station BP, le conducteur la montre du doigt en expliquant que, « depuis le début de la crise, ces stations n’ont jamais de disponibilités, contrairement à Total où on peut parfois tomber sur du gasoil ».

Sur une application mobile, qui reste tout le temps activée devant ses yeux, Mourad cherche les stations qui affichent des disponibilités. Mais une fois sur place, il tombe sur des files de voitures interminables. Et il n’est pas toujours sûr de pouvoir remplir son réservoir.

« Comme vous pouvez le voir, nous sommes ici depuis 45 minutes, et la file n’a pas bougé d’un mètre. Et je sais qu’on va rester ici encore longtemps », a-t-il affirmé à son interlocuteur. « C’est la galère ! », a résumé le chauffeur de taxi en espérant que cette crise prenne fin le plus tôt possible.

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