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Reprise des vols : le point avec le porte-parole d’Air Algérie

Quel bilan faites-vous, en chiffres, de la reprise des vols domestiques et des opérations de rapatriement ?

Pour ce qui est des vols domestiques, Air Algérie a effectué depuis le 6 décembre dernier 1578 vols, ce qui représente une moyenne de 440 vols par semaine.

Nous avons atteint le nombre de 65 468 passagers transportés avec une performance de ponctualité estimée à 80 %. Le coefficient de remplissage a été satisfaisant.

Nous avons commencé par 31 vols quotidiens, mais nous avons dû nous adapter à la forte demande notamment pour le sud en cette fin d’année en optant pour des appareils gros porteurs. Il faut savoir que par mesures de précaution, la compagnie faisait en sorte d’avoir toujours plus de sièges que la demande pour éviter qu’il y ait du monde dans les aéroports et dans les avions en ces temps de pandémie.

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Est-ce qu’il y a eu des cas positifs de covid 19 ou des incidents liés au non-respect du protocole sanitaire ?

Non, nous avons constaté un respect total des mesures sanitaires. Il n’y a eu aucun incident à déplorer grâce au comportement exemplaire de nos passagers et à la vigilance de tous les intervenants, notamment la police et la SGSIA. Tout le monde a joué son rôle convenablement et le résultat est là.

Passons aux opérations de rapatriement. Comment jugez- vous le déroulement de cette nouvelle phase ?

Après le lancement de la cinquième phase qui a vu l’organisation de 24 vols entre le 4 et le 23 décembre où on a pu rapatrier 5 000 personnes bloquées à l’étranger, nous avons déclenché une nouvelle opération dans la continuité pour poursuivre le programme. Le ministre de l’Intérieur avait donné un chiffre de 25 000 citoyens à rapatrier.

Nous avons lancé des vols depuis cinq pays : la France, l’Espagne, Dubaï, l’Allemagne et le Canada.

Pour cette cinquième phase de rapatriement, beaucoup ont parlé du retour des avions avec des sièges vides. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Effectivement, nous avons constaté des sièges vides, entre 20 et 40 au maximum sur certains vols. Quand le call-center de la compagnie appelait des passagers, certains n’avaient pas le temps pour effectuer le test PCR, d’autres n’étaient pas joignables.

C’est pour cette raison que nous avons opté pour la solution digitale avec le lancement d’un site dédié au rapatriement pour que les personnes concernées sachent qu’elles sont retenues.

N’y a-t-il pas d’incidents liés au non-respect des mesures sanitaires à déplorer dans les vols de rapatriement ou des cas positifs à signaler ?

Aucun incident à signaler. Les passagers subissent des tests PCR. Tout est OK. Je vais vous donner un chiffre fourni par l’IATA. Des études universitaires confirment que le risque de transmission à bord des avions commerciaux reste infime (environ 4 cas pour 100 000 passagers). Les filtres mis en place par les constructeurs des avions font que l’air circule vers le bas ce qui amoindrit le risque de propagation.

Est-ce qu’il pourrait y avoir une suite de cette opération de rapatriement au-delà du 31 janvier dans le cas où il y a une demande de la part des Algériens bloqués à l’étranger ?

Sincèrement, c’est une décision qui revient aux autorités publiques. Notre mission est de transporter les passagers. Nous travaillons en collaboration avec les pouvoirs publics et les instances sanitaires.

Pensez-vous qu’Air Algérie est capable de gérer une reprise du trafic régulier international dans ce contexte de pandémie ?

Pour nous, ce n’est pas une question de capacité. Air Algérie a déjà eu à gérer des situations exceptionnelles comme les vols spéciaux lors des événements comme la coupe du monde de football ou la coupe d’Afrique des nations récemment. C’est juste que cette fois, c’est le contexte qui est difficile.

L’IATA travaille avec l’Organisation mondiale de la santé. Air Algérie est en mesure de s’adapter aux mesures décidées par les organismes.

Il faut savoir aussi que d’un point de vue financier, les compagnies ne peuvent plus tenir. C’est très difficile sans une reprise. Selon des chiffres donnés par l’IATA, les compagnies aériennes vont perdre 118 milliards de dollars en 2020. En 2021, les pertes sont estimées à 38.7 milliards de dollars.

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