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Réveillon dans le Sud : affluence record et manque de structures d’hébergement

Il fallait prendre ses précautions bien à l’avance pour avoir la chance de passer le réveillon 2019 sur une dune de sable ou dans une palmeraie. Il n’y en a pas eu pour tout le monde! Premiers arrivés, premiers servis. Tamanrasset, Timimoun, Taghit, Djanet…tout est déjà saturé depuis la première semaine de décembre.

Hôtels et maisons d’hôtes, plus aucune place de disponible. Les agences de voyages n’ont plus rien à offrir. Renvoyer les clients pour cause de manque d’infrastructures d’hébergement en cette période de grand rush leur fait mal au cœur. C’est ce que tous les tours-opérateurs et les professionnels de ce secteur nous ont confié. Hôtels complets, maisons d’hôtes saturées et vols indisponibles. En Algérie, fêter le nouvel an dans le Sud est presque mission impossible.

Happy Tours, agence de voyages située à Chéraga n’a plus aucune infrastructure à proposer à ses clients, à quelques jours du réveillon 2019. « Tamanrasset, Taghit, Timimoun…tout est déjà plein », affirme El Hadi Mezeghrani, le directeur du produit Sud de cette agence. « Le Sud est une destination très cotée. La demande va crescendo d’année en année. Hélas il n’y a pas assez d’infrastructures pour couvrir cette période de rush. Depuis début décembre tout est ‘booké’. Les clients qui se présentent chez nous, pour une éventuelle réservation, repartent déçus. La demande dépasse l’offre. C’est bien beau de faire la promotion du Sud mais encore faut-il encourager la construction de structures hôtelières pour faire face à l’affluence record du réveillon de la Saint-Sylvestre ».

Hôtels et maisons d’hôtes ‘overbookées’

Mémorables Voyages (Rue Daguerre, Alger centre) n’a pas réussi à caser ses clients. Pourtant, ils sont très nombreux à avoir planifié de passer la fête du réveillon dans le Sud. Dalila Hadded, la gérante de cette agence de voyages a pourtant pris une longueur d’avance. « J’ai commencé mes démarches auprès des hôtels en septembre mais tout était pratiquement déjà réservé à Djanet, Taghit et Tamarasset. J’ai été contactée par un groupe d’italiens qui désirait réveillonner au Sud mais leur plan est tombé à l’eau faute de disponibilité de chambres. La compagnie aérienne Air Algérie a lancé une promotion avec une réduction de 50% sur la billetterie pour la destination du Sud mais il n’y a pas assez d’hôtels et de maisons d’hôtes pour contenir tout cet afflux. J’ai même pris contact avec une agence basée à Tamanrasset afin de voir s’il y avait possibilité d’installer des tantes traditionnelles. On m’a répondu que les autorités locales ont opposé un niet catégorique à cause des problèmes sécuritaires. Pourtant, l’organisation de ce genre de bivouac aurait pu compenser le manque d’infrastructures hôtelières. Taghit, Djanet, Timimoun, Tamanrasset, destinations très prisées en cette période de fin d’année, sont inaccessibles aussi bien aux touristes qu’aux locaux, à cause de l’insuffisance des infrastructures d’accueil. C’est vraiment regrettable. Il y a des habitants qui sont prêts à céder leurs maisons pour quelques jours mais tous les vols sont complets chez Air Algérie. En fait, en tant qu’agence de voyages, il faut réserver des chambres d’hôtel un an à l’avance, en payant un acompte. Nous avons beaucoup de demandes mais sommes dans l’incapacité de les satisfaire. Si on veut vraiment booster le tourisme en Algérie, il faut d’abord prévoir l’hébergement ».

Chez l’ONAT, c’est complet aussi

Même son de cloche chez l’ONAT, Tour Opérateur National (rue Khelifa Boukhalfa). « Il n’y a plus de disponibilité pour Tamanrasset », nous révèle un agent commercial. « Il n’existe qu’un seul hôtel dans cette ville : le Caravansérail. Il est déjà complet depuis début décembre, entre le 30 décembre et le 2 janvier. Il nous reste quelques dernières places à l’hôtel El Djanoub de Ghardaia, pour la période allant du 30 décembre au 2 janvier. Cela coûte 24 500 da. La destination du Sud est très demandée en cette fin d’année mais tout est déjà complet ».

Formule bivouac pour un réveillon sous la kheima

Nessah Travel (Rue Pichon) est également confrontée à ce problème, comme nous le dit Djamel Eddine Benmessaoud, agent commercial au niveau de cette agence de voyages. « Tout le monde veut s’évader au Sud pour le réveillon mais les hôtels sont déjà saturés depuis belle lurette. Nous essayons de compenser le manque d’infrastructures hôtelières en travaillant en partenariat avec des agences locales qui ont aménagé des Kheimats traditionnelles pour les clients qui veulent passer la soirée du réveillon 2019, en bivouac. Cela leur procure un dépaysement total. Les auberges et les tentes traditionnelles sont l’unique alternative pour pallier le manque d’infrastructures hôtelières au Sud, en cette fin d’année où la demande est exceptionnellement élevée ».

L’attrait pour le Sud augmente d’année en année avec un pic de demande pour la fin décembre. La magie du Sud attire aussi bien les touristes étrangers que les locaux. Malheureusement, ces destinations souffrent d’un manque flagrant d’infrastructures hôtelières et de maisons d’hôtes. Un sérieux frein à la relance du tourisme local.


Par Kenza Adil

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