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Visas et Immigration

Titre de séjour : mobilisation pour une famille algérienne en France

Malgré les critiques, le gouvernement français maintient le durcissement de sa politique d’immigration.

Bien que, officiellement, cette politique cible les étrangers délinquants, on voit que de plus en plus de familles ”bien intégrées” sont concernées par des OQTF (Obligation de quitter le territoire français) après des refus de régulation ou de renouvellement de titre de séjour.

France : une famille algérienne menacée d’expulsion

C’est le cas d’une famille algérienne composée de cinq membres, dont 3 enfants, âgés respectivement de 5, 10 et 14 ans.

La famille algérienne est arrivée en France en 2018. Deux ans après, en 2020, elle s’installe à Saint-Étienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, indique le média Actu.fr. Selon leur entourage, proches et amis, il s’agit d’une famille qui s’est ”bien intégrée” et qui souhaite vivre en France.

Mais alors que la famille avait formulé une demande de titre de séjour, ses membres ont reçu en réponse de la part de la préfecture une Obligation de quitter le territoire (OQTF). Selon une pétition lancée en ligne pour sauver cette famille de l’expulsion, il s’agit d’une ”décision injuste, violente et incompréhensible”.

”Cette famille, parfaitement intégrée, est très investie dans les associations et dans la scolarité de ses enfants”, peut-on aussi lire dans le texte de la pétition publiée par un comité de soutien de la famille Abdelmalek ayant pu rassembler jusque-là plus de 500 signatures.

Une famille algérienne ”bien intégrée”

La menace d’expulsion qui pèse sur cette famille constitue une injustice, d’après le comité de soutien. En effet, La maman, Latifa, travaille comme assistante de vie auprès d’une personne âgée. Son mari, Redha, quant à lui, a eu une promesse d’embauche en CDI, et il compte se lancer dans une carrière de chauffeur poids-lourd.

Concernant leurs enfants, Farah et Dhia sont scolarisés à Saint-Etienne-du-Rouvray tandis que Mohamed, l’aîné, poursuit ses études au collège Fernand-Léger du Petit-Quevilly. Selon son professeur d’histoire-géo, il s’agit d’un adolescent ”complétement intégré dans le milieu scolaire”. ”Il voudrait juste être un adolescent normal, mais le monde des adultes ne le laisse pas tranquille”, a-t-il ajouté.

À travers la pétition qui a été lancée, le comité de soutien à la famille algérienne demande ”l’annulation de l’OQTF et l’obtention d’un titre de séjour pour cette famille qui a toute sa place en France”.

En attente de la décision du tribunal

L’avocat de la famille regrette la décision des autorités et dit espérer la régularisation de la famille, et ce, en premier lieu, pour le bien des enfants qui doivent poursuivre leur scolarité.

Une autre raison qui pousse la famille à rester en France est sans doute l’état de la petite Farah qui a 5 ans et qui ‘‘souffre d’un autisme avancé qui nécessite un suivi médical en France”, indique l’avocat.

Alors qu’une audience au tribunal administratif est attendue pour réexaminer l’affaire, la préfecture explique de son côté que le fait que le père ait une promesse d’embauche ne soit pas suffisant. ”Seule la production d’un contrat de travail à durée indéterminée, à temps complet et d’une rémunération égale ou supérieure au Smic permettrait une nouvelle analyse de son droit au séjour”, a-t-elle affirmé.

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