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Un Algérien, tué en France, est toujours considéré « vivant » par l’administration

Un Algérien de 32 ans a été mortellement poignardé en France, mais son acte de décès a été délivré sous X. De ce fait, il est considéré encore vivant et ne peut pas être inhumé en Algérie…

Un père de famille algérien, qui a été tué le mois dernier, est toujours considéré comme étant « vivant », car son certificat de décès a été établi sous X. Ce problème d’ordre administratif est à l’origine de la souffrance de la famille de l’Algérien tué le 21 septembre à coups de couteau, rapporte le Parisien.

Hacène Rabia, un Algérien de 32 ans, a été assassiné en pleine rue, alors qu’il essayait de calmer des automobilistes lors d’une bagarre violente à Pantin (commune française au nord-est de Paris). Lorsqu’il a été retrouvé mortellement blessé, sans aucun papier pour l’identifier, son certificat de décès a été délivré sous X. Mais il devait être rectifié après l’identification du corps.

Mais même après son identification par sa femme, la mention « sous X » reste encore sur le certificat de décès. De ce fait, Hacène Rabia est encore considéré vivant. Sa dépouille est encore à l’Institut médico-légal (IML), selon la même source.

La famille souhaite rapatrier le corps en Algérie

La famille de l’Algérien décédé souhaite rapatrier son corps en Algérie pour l’enterrer, mais à cause de l’absence d’un acte de décès portant son nom, il leur est impossible de sortir la dépouille de l’IML. « Pour ses parents bloqués à Alger, c’est très dur : ce monsieur X que l’on a tué, c’est leur fils, Hacène Rabia ! », explique l’oncle du défunt.

La femme de Hacène Rabia, Sarra, et ses proches se sont retrouvés devant le parvis du tribunal judiciaire de Bobigny pour demander un rendez-vous avec la procureure. Ils tenaient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Droit à l’acte de décès », « À la douleur de la famille, vous ajoutez la lenteur judiciaire ».

Cette action a permis à la famille d’obtenir le dépôt d’une « requête en rectification d’acte d’état civil », indique le parquet de Bobigny.

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