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Un jeune algérien lourdement condamné en France pour violences conjugales

Les affaires de violences conjugales sont récurrentes dans les couloirs des tribunaux français. Parfois, ils impliquent des ressortissants algériens. Début mai, une Algérienne de 31 ans a été brûlée vive par son mari vivant près de Bordeaux. Un drame qui a choqué la France.

Cette fois, c’est un cas moins violent qui a été traité par la justice français. Abdelhak, un ressortissant algérien âgé de 22 ans, un sans-papiers vivant à Alès, dans le Gard, a décidément mal vécu la séparation avec sa compagne. Sorti de prison en fin d’année dernière, le jeune homme a tenté de renouer avec son ex-femme par la force, selon le récit du média local Objectif Gard.

Il se retrouve une nouvelle fois dans le viseur de la justice. Il est accusé d’avoir frappé son ex-compagne alors qu’elle portait dans les bras leur bébé.

Présenté devant le tribunal lundi 7 juin dernier, Abdelhak nie toutes les accusations portées contre lui par son ex-femme et jure ne l’avoir jamais frappée. « On s’est parlé mal, mais je ne suis pas quelqu’un de violent, ni quelqu’un qui frappe les femmes », affirme-t-il en s’adressant à la présidente du tribunal.

De son côté son ex-compagne maintient ses accusations contre le jeune homme. « Il ment, il m’a tapée. Il m’étouffe, me pousse à bout. Il me manque de respect devant ma fille. Je ne le veux plus dans ma vie et il a du mal à l’accepter », a déclaré la jeune maman.

Retour à la case prison

Devant les deux versions contradictoires, le profil du jeune Abdelhak, repris de justice, n’arrange pas ses affaires. Le témoignage de sa propre nièce sur son comportement violent vient l’enfoncer devant le tribunal.

Le jeune algérien est traité comme récidiviste puisqu’il a été condamné à cinq reprises pour des faits de violence. Le parquet considère également que le jeune homme « a un comportement inquiétant » et requiert une peine de deux ans de prison et le maintien en détention ainsi que le retrait de l’autorité parentale.

L’avocat d’Abdelhak a tenté de jouer la carte du « bénéfice du doute », estimant que « le dossier ne repose que sur la parole de l’un contre la parole de l’autre ».

Le tribunal a fini par prononcer une peine de 18 mois de prison avec maintien en détention ainsi que le retrait de l’exercice de l’autorité parentale.

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