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Talents Algériens

Une chercheuse algérienne à la tête de la R&D de GSK en Belgique

L’OMS vient de donner son accord pour administrer massivement le premier vaccin contre le paludisme (appelé aussi malaria), chez les enfants d’Afrique Subsaharienne, une zone très touchée. Derrière la conception et la production de ce vaccin : le laboratoire belge GSK (Glaxo Smith Kline Vaccines). Une avancée médicale historique qui a été pilotée par une femme d’origine algérienne : Dr. Jamila Louahed. La scientifique brillante à la carrière hors norme s’est entretenue ce samedi 6 novembre avec le journal belge L’Echo.

On ne devient pas le fer de lance d’une énorme société biopharmaceutique par hasard. Dr. Jamila Louadeh s’est hissée à un niveau d’exception car elle y était prédestinée : un père algérien immigré qui s’est sacrifié pour offrir la meilleure éducation à ses enfants, un Doctorat à Philadelphie, une soif de découvrir.

À la tête du département R&D de GSK en Belgique

Après de hautes études, dr. Jamila Louahed rejoint les rangs de GSK à la tête du département de Recherche pour un challenge un peu fou, celui de développer un vaccin contre le cancer.

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Autrement dit créer un vaccin qui garantirait aux patients ayant déjà eu une tumeur de ne jamais avoir de rechute. Le projet n’est pas allé au-delà de la phase 3 mais la chercheuse est optimiste : « je reste convaincue que ce rêve se réalisera (…) », a-t-elle déclaré dans son interview pour le journal belge.

Dr. Jamila Louahed est fière de faire partie de l’industrie biopharmaceutique belge, qui n’a rien à envier aux Etats Unis. Forte d’un filet de financement important, d’universités cotées mondialement, et d’une main d’œuvre compétente, la Belgique peut devenir selon elle la Vallée biopharmaceutique de l’Europe : « Ce n’est pas pour rien que Pfizer est venu produire chez nous ses premières doses de vaccin à ARN. L’expertise et l’étendue du biomanufacturing sont un modèle unique en Belgique. »

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« La fabrication de vaccins reste un métier compliqué »

Interrogée sur la pandémie de covid 19 et l’inégalité dans la vaccination à l’échelle mondiale, la scientifique est catégorique : le frein est économique. « C’est le problème que nous avons rencontré avec la malaria, si on veut aider ces pays en voie de développement le modèle doit être revu pour permettre l’accès équitable à la vaccination. D’autant plus maintenant que ce virus n’a pas de frontière.»

Mais le facteur temps fait aussi partie de l’équation : « Il est déjà miraculeux qu’en moins d’un an, on ait pu développer un vaccin. Après, comment donner accès à la population mondiale? On parle de milliards de personnes. Avant le covid, la capacité mondiale de vaccins était 5 milliards de doses par an. Aujourd’hui, on est à 12 milliards. C’est un effort gigantesque. Or, on subit aujourd’hui des pénuries en matières premières et en expertise. »

GSK est à l’origine de la fameuse technologie des adjuvants. C’est ce qui a permis d’obtenir la bonne formule pour le vaccin contre le paludisme : activer le système immunitaire du malade en combinaison avec un fragment du parasite. Une innovation scientifique sans précédent, qui va être utile dans le futur pour développer d’autres vaccins. 

Dr. Jamila Louahed a bien l’intention de continuer à encadrer la recherche pour repousser ses limites : GSK travaille notamment sur un vaccin contre le Sida. Une femme passionnante, dévouée à la cause des malades, qui n’a pas fini de faire progresser la médecine.

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