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Visa d’études Canada : des taux de refus élevés

De nombreux étudiants algériens préfèrent faire leurs cursus universitaires au Canada, particulièrement au Québec. Or, le taux de refus est de plus en plus élevé ces dernières années. Cela concerne d’ailleurs l’ensemble des demandeurs en provenance de l’Afrique francophone.

Si dans la forme, les motifs de refus sont liés à des considérations purement techniques, dans le fond, l’on dénonce déjà d’éventuels préjugés raciaux. C’est ce qu’a soulevé un comité parlementaire en interpelant Immigration Canada, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), au sujet des obstacles rencontrés par les demandeurs en provenance de l’Afrique francophone, dont les Algériens.

Selon le média Radio Canada, le Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration a dénoncé le taux de refus « élevé » des demandes de permis d’études déposées par des étudiants africains francophones. Ce Comité dénonce, en effet, des « différences systématiques » et des décisions « souvent arbitraires ».

Québec – Canada

En novembre dernier, le même média avait indiqué que la proportion de rejet, pour des étudiants en provenance de l’Algérie, de la République démocratique du Congo, du Togo, du Sénégal ou encore du Cameroun, peut avoisiner ou dépasser les 80 %.

Cependant, des étudiants originaires de la France, du Royaume-Uni ou d’Allemagne obtiennent leur permis d’études sans la moindre difficulté.

Refus de visas d’études au Canada : les suggestions du Comité parlementaire

Dans son rapport, le Comité parlementaire, composé de plusieurs partis politiques, confirme l’existence de « nombreux obstacles » rencontrés par ces étudiants. « Les étudiants originaires d’Afrique ont beaucoup de difficulté à venir étudier au pays », peut-on lire dans un extrait du rapport, cité par la même source.

Par conséquent, ils « pourraient être tentés d’aller ailleurs, comme en France, qui livre une forte concurrence au Canada pour attirer des étudiants francophones », note-t-on encore. Dans les faits, le Comité va encore plus loin en évoquant des « préjugés raciaux » de la part des agents de visas de l’IRCC, comme réels motifs de refus.

Après avoir fait un état des lieux accablant envers les l’IRCC, le Comité parlementaire a proposé une série de mesures permettant un traitement équitable envers tous les demandeurs de permis d’études.

Entre autres demandes, le Comité a demandé des comptes à propos « des formations antiracistes et anti-oppression entreprises par le ministère ».

En effet, la publication de données à propos des résultats de ces formations est réclamée. En outre, les bureaux canadiens des visas doivent être rappelés des « obligations du gouvernement fédéral en matière d’immigration francophone », suggère-t-on encore.

Selon le même Comité, le système informatique Chinook, mis en place en 2018 pour accélérer le traitement des demandes, n’est pas assez clair. D’ailleurs, il réclame « plus d’informations et plus de transparence au sujet de ce logiciel ».

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