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Visas, voyages : ce qui va changer pour les Algériens en 2021

Si l’arrivée d’un vaccin suscite de nouveaux espoirs, il est certain que les voyages du futur porteront les stigmates d’une crise sanitaire sans précédent. Voici ce qui devrait changer cette année.

  1. Une réouverture des frontières… imprécise

Les Algériens doivent faire face à la fermeture de leurs propres frontières mais aussi à celles des autres pays. L’accès à l’espace Schengen semble compromis pour une période indéfinie. Les frontières extérieures à l’Europe sont fermées pour les non ressortissants des pays de cet espace.

Pour réenvisager une ouverture des frontières avec les pays non-autorisés par l’Union européenne, les pays concernés devront prouver leur capacité à réaliser des tests PCR, leur gestion des quarantaines sur une période de 14 jours et enfin la publication des données fiables quant à la situation sanitaire au sein de leur territoire.

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En Amérique du nord, notamment au Canada, pays de prédilection des Algériens, il est possible de s’y rendre, si l’on a de la famille ayant la nationalité canadienne ou le statut de résident longue durée. Toutefois il est obligatoire d’observer une quarantaine de 14 jours. Le plus complexe reste d’obtenir un visa, nous ne savons pas quels sont les délais appliqués pour traiter les demandes.

Finalement, on peut penser que seules les campagnes de vaccination permettront d’envisager une réouverture des frontières. La première campagne de vaccination a débuté en Europe dès le mois de décembre mais la vaccination d’une majorité de la population prendra du temps. Par exemple, la France estime vacciner 17 millions de citoyens d’ici le mois de juin, ce qui représente une faible part de sa population.

De son côté l’Algérie n’a pas encore entamé la vaccination, elle vient tout juste d’acquérir le très controversé vaccin russe, le Spoutnik V et envisage de commencer une campagne de vaccination en janvier. Seules 500 000 doses ont été prévues pour le moment et il n’est pas obligatoire.

Ce choix de vaccin pourrait également poser problème puisque des pays comme les États-Unis et les pays Européens ont opté pour le vaccin Pfizer, peut-on imaginer que ces pays exigent des voyageurs d’avoir recours au même type de vaccin que le leur ?

  1. La reprise des demandes de visas

L’autre problématique majeure est l’accès aux visas de voyages. Le covid-19 a clairement paralysé le traitement des demandes de visas. Le retard accumulé et les protocoles sanitaires qui resteront en vigueur dans les consulats pour encore plusieurs mois vont rallonger les délais d’octroi du document de voyage.

Il faudra également envisager d’autres formes de visas avec de nouvelles contraintes. Le test PCR est de plus en plus demandé en guise de sésame d’entrée dans certains pays. L’Australie va plus loin et prévoit l’octroi des visas seulement pour les voyageurs qui seraient vaccinés contre le covid-19. Il n’y a qu’un pas avant que d’autres pays s’en inspirent.

En Europe, au regard des débats actuels, notamment en France et en Allemagne sur le passeport sanitaire, la vaccination a de fortes chances de devenir obligatoire pour les demandeurs de visas Schengen.

  1. Avion : des billets plus chers et vaccin obligatoire ?

Les Algériens risquent d’avoir des mauvaises surprises lorsqu’ils devront acheter leur billet d’avion ou de bateau. En effet, on pourrait penser que les compagnies aériennes et maritimes qui ont connu de grandes difficultés financières durant l’année 2020 répercuteront les pertes sur les prix des billets.

En réalité les billets d’avion ou de bateau sont actuellement assez onéreux en raison d’une faible demande, toutefois si le trafic aérien et maritime reprend son rythme normal et que l’offre ré-augmente, les avions et bateaux pourront circuler pleinement et réajuster leurs tarifs. Tout dépend donc de la future demande et du respect des mesures barrières dans les avions.

L’association internationale du transport aérien (Iata) estime que les billets d’avion pourraient augmenter de 43 à 50 % si les avions envisageaient de mettre en place la distanciation sociale sur leurs vols, ce qui reviendrait à voler avec un avion à moitié plein. Or à l’heure actuelle, les compagnies aériennes respectent peu ou prou cette mesure.

Par ailleurs, l’idée d’un passeport sanitaire fait de plus en plus son chemin et certaines compagnies aériennes souhaitent demander un vaccin obligatoire pour permettre aux voyageurs d’embarquer.

  1. Hausse de l’euro par rapport au dinar : les voyages seront chers

Le taux de change, qu’il soit officiel ou officieux, est clairement en défaveur du dinar algérien. En 2020, le dinar algérien a perdu 22 % de sa valeur face à l’euro sur le marché officiel. Il a perdu 11 % face au dollar.

Début décembre un euro s’échangeait contre 207 dinars et un dollar contre 173 dinars sur le marché parallèle. Les experts s’attendent à une forte hausse de l’euro et du dollar sur le marché noir après la reprise des vols.

Le coût de la vie a clairement augmenté dans la plupart des pays durement touchés par le covid-19, notamment en Europe. Les villes européennes sont devenues trop chères, comme le montrent le dernier classement publié en décembre par The Economist. Il faudra donc prévoir un budget conséquent pour voyager.

Le contexte économique ne laisse pas présager une amélioration du taux de change. Et pourtant là encore, tout dépend de l’ouverture des frontières, si les flux de populations reprennent, l’entrée de devises sur le territoire algérien pourrait donner plus de valeur au dinar.

  1. Le tourisme régional avant l’international

Les Algériens se laisseront davantage tenter par un tourisme régional, au sens maghrébin. La Tunisie devrait revenir en force pour son accès terrestre et aérien et sa facilitation d’entrée pour les citoyens algériens.

Les sondages menés par des sites de voyages auprès de voyageurs indiquent qu’en 2021 ils privilégieront les voyages proches dans leur propre pays ou dans les pays accessibles par route. Les conditions de rapatriement seront plus faciles.

La situation invivable de nombreux Algériens coincés depuis bientôt dix mois à l’étranger sans pouvoir rentrer en Algérie laisse à penser que beaucoup d’entre eux attendront de voir la pandémie maîtrisée avant de voyager sur d’autres continents.

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