Voyager coûte cher en Afrique

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Voyager au sein du continent africain coûte plus cher que voyager au sein de l’Europe, du Moyen-Orient, ou encore de l’Amérique du Nord, confirme l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) dans un communiqué.

 

Ainsi, « pour les mêmes distances, les billets d’avion coûtent deux fois plus chers en Afrique qu’en Europe ou qu’aux Etats-Unis d’Amérique et trois fois plus chers qu’en Inde », précise l’association, qui ajoute qu’ « un citoyen africain de classe moyenne ne peut voyager que 1,1 fois par an tandis que son homologue d’autres continents peut voyager 5,4 fois par an (Amérique Latine), 6 fois par an (Asie Pacifique), 11 fois par an (Moyen-Orient), 26,4 fois par an (Europe) et 33 fois par an (Amérique du Nord) ».

 

« Les parties prenantes du secteur du transport aérien en Afrique doivent se concerter pour trouver une solution au paradoxe selon lequel les Africains ont le PIB le moins élevé du monde mais ils doivent payer les tarifs les plus élevés pour voyager par avion », estime la même source.

 

L’AFRAA rappelle que les compagnies aériennes africaines sont confrontées à plusieurs défis, comme par exemple « le niveau élevé des frais, taxes et redevances », les coûts financiers et d’assurance pour acquérir les appareils, ou encore le coût du kérosène. L’association constate que « le secteur du transport aérien en Afrique opère dans l’un des environnements les plus coûteux au monde », ces conditions influant négativement « sur la capacité des compagnies aériennes africaines à élargir leur part de marché ». Ces compagnies ne peuvent donc pas proposer des « tarifs compétitifs » aux voyageurs.

 

Concernant les solutions possibles, l’association évoque « deux actions combinées » qui peuvent résoudre le problème de non-rentabilité du secteur : « la réduction des coûts et la hausse des revenus », ajoutant que « le renforcement de la coopération commerciale entre les compagnies aériennes africaines constitue un moyen sûr pour réaliser ces deux objectifs ».

 

Selon l’AFRAA, « la coopération commerciale entre les compagnies aériennes africaines entraînera des rendements plus élevés ainsi que des taux d’occupation de sièges plus élevés, ce qui permettrait aux transporteurs africains de réduire les tarifs, d’attirer davantage de passagers, d’accroître les revenus et de regagner des parts de marché sur les transporteurs internationaux qui dominent actuellement le ciel africain ».

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