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Air Algérie, Algérie Ferries : que peut faire l’Etat ?

En Algérie, comme ailleurs dans le monde, le secteur des transports de voyageurs a été lourdement impacté par la crise sanitaire qui sévit depuis plus d’une année maintenant.

La suspension du trafic régulier à l’international a fait plonger les compagnies aériennes dans des crises financières sans précédent.

Une fermeture qui s’éternise

Chez Air Algérie et Algérie Ferries, la suspension des activités qui dure depuis bientôt 13 mois a été très préjudiciable. Les deux compagnies publiques se sont enfoncées dans un gouffre duquel elles peinent à sortir.

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Depuis le 17 mars 2020, les liaisons régulières internationales sont suspendues privant les deux entreprises de leur principale ressource financière.

Les pertes de la compagnie étatique de transport maritime, Algérie Ferries, s’élevaient à environ 9 milliards de dinars en 2020. Malgré cela, la compagnie continuait à verser les salaires de ses employés de manière normale.

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Pour ce mois d’avril, la compagnie risque sérieusement de ne pas pouvoir assurer les salaires de ses 1340 salariés à cause des difficultés de trésorerie.

De son côté, Air Algérie, qui a fait pression sur le gouvernement pour reprendre ses vols de rapatriement, se trouve dans une situation intenable.

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Selon le quotidien Liberté citant une source au sein de la compagnie nationale, le DG par intérim Amine Mesraoua « a tout mis sur la table pour que tout le gouvernement soit au courant du spectre de la faillite qui guette la compagnie qui se retrouvera, dans quelques semaines, avec une trésorerie totalement dans le négatif ».

Des charges très pesantes

En plus de la suspension des vols depuis le 1er mars dernier, et qui a été prolongée jusqu’à nouvel ordre, Air Algérie doit assurer les salaires de plus de 9 000 collaborateurs, tous métiers confondus et assurer la maintenance des avions cloués au sol.

La compagnie aérienne algérienne doit également faire face à des dépenses liées au maintien de ses avions cloués au sol. « C’est la maintenance des avions qui absorbe des millions de dollars chaque semaine qui risque de couler la compagnie si l’immobilisme des avions se poursuit encore quelques mois », explique une source au sein de la compagnie dans des déclarations pour le journal Liberté.

Devant l’absence de rentrées d’argent, Air Algérie ne pourra pas tenir le rythme. Le fardeau est trop lourd à porter pour une compagnie qui était déjà en grande difficulté même avant la crise sanitaire. En 2020, les pertes du pavillon national se chiffraient à environ 40 milliards de dinars selon des chiffres officiels.

Air Algérie pénalisée

Depuis le début de la crise sanitaire, l’activité internationale de la compagnie Air Algérie s’est résumée à des opérations de rapatriement beaucoup plus centrées sur le marché européen, mais également sur l’activité de transport de marchandises.

Or, à l’heure actuelle, Air Algérie se trouve doublement pénalisée. L’Europe vit actuellement une troisième déferlante du virus et de ses variants obligeant les autorités en Algérie à suspendre les vols de rapatriement. Air Algérie n’opère plus aucun vol depuis le 1er mars.

Autre point important : la mise à l’écart d’Air Algérie dans le transport des vaccins vers l’Algérie confié à des compagnies aériennes étrangères à l’image de Qatar Airways et Turkish Airlines.

Air Algérie : que peut faire l’Etat ?

L’Etat est donc appelé à intervenir pour sauver ces deux compagnies d’une faillite qui semble inévitable si l’activité reste suspendue encore quelques mois.

Comme beaucoup de pays, l’Etat algérien peut passer à casser sa tirelire et renflouer les caisses d’Air Algérie et Algérie Ferries et les sauver du chaos. Pour le moment, aucun indice ne permet de croire que l’Etat songe à mettre la main dans la poche.

Une autre solution existe : permettre à Air Algérie de reprendre les vols de rapatriement, avec la mise en place d’un protocole sanitaire strict : tests PCR au départ et à l’arrivée, quarantaine obligatoire dans des lieux désignés…

La reprise des vols pourrait commencer avec des pays qui ne sont pas très touchés par les variants, avec une gestion souple en fonction de l’évolution de la situation sanitaire en Algérie et ailleurs dans le monde.

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