Voici comment des Algériens ont transféré 70 millions d’euros entre la France, l’Algérie et Dubaï

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France – Hier, lundi 29 juin, ont commencé à comparaître 13 Algériens devant le tribunal de Lyon. Ils sont accusés de blanchiment et de transfert illégal d’importantes sommes d’argent entre la France, l’Italie, Dubaï et l’Algérie.

 

Comment ce réseau a-t-il fait pour transférer illégalement plus de 70 millions d’euros ?

 

Selon le journal régional Le Progrès, l’enquête qui s’est déroulée entre 2017 et 2018 a révélé que les 13 membres du réseau – dix hommes et trois femmes – étaient d’origine algérienne. Ils devaient avoir un « raïs » du nom de Mohamed C.

 

D’après la même source, l’un des trafiquants présumés, Ibrahim K. âgé de 31 ans a été introduit dans la bande par un ami de sa famille. Sa tâche était de récupérer de grandes sommes d’argent, ou comme ils les appelaient des « paquets », allant de 300 000 à plus d’un million d’euros, de chez un « changeur » en banlieue parisienne. Ibrahim transportait ces paquets en Italie, plus précisément à Arezzo en Toscane.

 

C’est donc en Italie qu’un homme surnommé « Moustache » troquait l’argent contre des bijoux. Ibrahim devait remettre ces derniers à des contacts dans le sud de la France, et ces contacts vont de leur part transférer les bijoux en Algérie.

 

Le jeune algérien effectuait ce genre de voyages environ 3 fois par semaine, et se faisait à chaque voyage 2 000 euros. Et lorsqu’il ne pouvait pas les assurer, il avait engagé son père pour faire le transfert d’argent à sa place. Le père d’Ibrahim comparait également devant la justice.

 

Le blanchiment d’argent se faisait en famille

 

Les membres de cette bande recevaient leurs directives de Mohamed C. qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. D’après les prévenus, il résiderait à Dubaï. Tout le groupe devait changer de téléphone portable quand leur chef le demandait, et ils avaient pour ordre de voyager avec leurs épouses pour atténuer la méfiance des forces de l’ordre.

 

Les paquets d’argent se comptaient en « tailles » (par exemple 42 paquets, c’est dans leur code : taille 42) et les bijoux se comptaient en paquets de mozzarella.

 

L’enquête a révélé qu’une partie de l’argent provenait du trafic de drogue. Les 13 membres (dont 3 femmes) risquent 10 ans de prison.

 


Sara Djoudi 
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