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Visas et Immigration

Le gouvernement français durcit sa politique migratoire (Le Monde)

Un projet de régularisation de milliers de sans-papiers abandonné, des changements au ministère de l’Intérieur…Le journal Le Monde détaille comment le gouvernement français durcit sa politique migratoire.

Depuis plusieurs semaines, les candidats au regroupement familial en France dénoncent un durcissement : lenteur dans les préfectures, dossiers qui n’aboutissent pas…

Quand un couple parvient à franchir, il doit faire face à un autre obstacle : les Consulats de France ne délivrent toujours pas de visas D (Lire : Entrée long séjour dans l’espace Schengen : ce qu’il faut savoir sur le visa D) pour les candidats au regroupement familial. Seuls les conjoints de français obtiennent des visas.

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Officiellement, cette limitation est liée à la situation sanitaire actuelle. Mais sur les réseaux sociaux, les candidats ne comprennent pas cette différence de traitement entre conjoints de français et conjoints d’étrangers résidents en France.

Changements au ministère de l’Intérieur

Depuis son arrivée en juillet dernier à la tête du ministère de l’Intérieur, Gérald Darmanin a engagé plusieurs changements visant à durcir davantage la politique d’immigration, rapporte, ce vendredi 11 septembre, le journal Le Monde.

Changements de directeurs au sein de la direction générale des étrangers de France (DGEF), qui gère « l’ensemble des questions relatives aux droits des étrangers », durcissement des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, abandon d’un projet de régularisation de milliers de sans-papiers, multiplication des opérations d’expulsion des sans-papiers…sont les principaux axes de cette politique.

Le Monde rapporte les déclarations du ministère qui s’expriment sous couvert d’anonymat. « Ça a été brutal. Darmanin voulait marquer la rupture, analyse un cadre du ministère. Il a éloigné Molina et Sodini tous les deux perçus comme provenant de cabinets de gauche ».

À partir du 29 juillet, un nouveau directeur a été placé à la tête de la DGEF. Il s’agit de Claude d’Harcourt, ancien préfet et directeur de l’administration pénitentiaire sous Nicolas Sarkozy.

La direction de l’asile a, quant à elle, été confiée à Clémence Olsina, issue du Conseil d’État, rapporte Le Monde, qui précise que plusieurs organisations humanitaires et syndicats ont déjà exprimé leur inquiétude face aux nouvelles mesures adoptées par le ministère de l’Intérieur.

« On a l’impression d’un durcissement », a déclaré au Monde, Laurent Giovannoni, du Secours catholique.

Projet de régularisation abandonné

Toujours selon les informations révélées par Le Monde, le ministère de l’Intérieur voudrait faire adopter une nouvelle réforme de la loi de l’immigration, visant à renforcer les dispositifs d’expulsions et d’éloignement des migrants, en profitant du futur projet de loi contre les séparatismes.

« Le discours est très martial. Il s’inscrit dans une filiation absolue avec ce qu’était Nicolas Sarkozy », affirme, sous couvert de l’anonymat un Préfet en poste.

Le Monde révèle qu’un projet de régularisation de plusieurs milliers de sans-papiers mobilisés pendant la période de confinement (aides à domicile, éboueurs, livreurs, caissiers…), lancé par l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a été abandonné.

Le cabinet de l’ancien ministre envisageait la régularisation de « plusieurs milliers » d’entre eux. “Des préfectures avaient même été sollicitées en ce sens. Jusqu’à ce que le remaniement gouvernemental interrompe les travaux“, écrit le journal français.

Aujourd’hui, il n’est plus question de régulariser des sans-papiers impliqués dans la lutte contre le Covid-19. Une circulaire est en préparation « pour accélérer uniquement les naturalisations des travailleurs étrangers en situation régulière mobilisés pendant la crise ».

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