Le magazine Forbes Middle East a dévoilé son classement annuel « 30 Under 30 », qui met à l’honneur les jeunes talents de moins de 30 ans qui façonneront l’avenir de la région MENA.
Parmi les profils retenus cette année, un seul Algérien figure dans la catégorie des sciences et technologies : Okba Fergani.
À seulement 27 ans, ce professeur assistant à l’Université de Bouira s’impose parmi des parcours d’excellence.
La recherche algérienne représentée dans le 30 Under 30 de Forbes
Professeur assistant et chef de département à l’Université Akli Mohand Oulhadj Bouira, où il a fait ses études, Okba Fergani fait partie de cette génération de jeunes chercheurs que Forbes décrit comme « des acteurs du changement », des chercheurs qui « repoussent la science ».
Son inclusion dans la liste des 30 prodiges de moins de 30 ans intervient à l’issue d’un long processus de sélection, mené sur plusieurs mois et combinant un jury d’experts et divers critères qualitatifs et quantitatifs.
Les travaux de Okba Fergani portent sur l’optimisation d’énergie à partir des panneaux photovoltaïques, avec l’Algérie comme principal terrain d’étude.
Le jeune chercheur est notamment à l’origine de l’algorithme d’optimisation Kitsune (KOA), une méthode métaheuristique testée sur des fonctions de référence et appliquée à des systèmes photovoltaïques réels.
Vers des enjeux technologiques émergents
Dans la continuité de ces recherches, le scientifique algérien a développé le QMPA (Quantum Marine Predator Algortihm), un algorithme inspiré du folklore japonais, et qui combine des techniques quantiques à l’intelligence artificielle.
L’objectif derrière cet algorithme est d’améliorer la conception et le contrôle des systèmes photovoltaïques, dans un contexte de besoins énergétiques croissants et d’exploitation insuffisante des énergies renouvelables.
Outre l’énergie solaire, Okba Fergani s’est également intéressé à l’enjeu stratégique de la cybersécurité des stations de recharge pour véhicules électriques.
Bien que ce champ de recherche soit encore peu exploité dans la région, il devient crucial à mesure que les infrastructures de mobilité électrique se développent, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (MENA).
Le chercheur, titulaire d’un doctorat en ingénierie mécatronique, lauréat du concours « AI and IoT Africa Challenge » en Algérie et classé parmi les 20 meilleurs candidats africains, possède un profil rare, celui d’un scientifique à la croisée de la recherche fondamentale et des applications industrielles.
Sa présence dans le classement de Forbes Middle East 2025 salue non seulement son parcours individuel, mais souligne également le potentiel scientifique sous-représenté de l’Algérie sur la scène internationale.
