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Sur le marché parallèle des devises ce jeudi 6 novembre, l’euro reste stable face au dinar algérien. En revanche, le dollar poursuit sa flambée.

Après plusieurs jours de hausses en cascade et de records, la monnaie commune européenne freine sa flambée face au dinar, mais reste à un niveau élevé.

Taux de change au Square Port-Saïd d’Alger

Ce jeudi, les cambistes du square Port-Saïd, place de référence du taux de change parallèle, proposent le billet de 100 euros contre 27.250 dinars algériens, soit l’unité pour 272,50 dinars, très proche de son record historique de 273 DZD.

Alors qu’il est resté longtemps à l’écart des hausses successives de l’euro, le dollar américain se sent poussé des ailes ces derniers jours. Ce jeudi, le billet de 100 dollars est proposé à 23.750 dinars algériens, soit un billet vert contre 237,50 dinars.

Dimanche dernier, la devise américaine s’échangeait contre 235 DZD, affichant ainsi une hausse de deux unités et demie en l’espace de cinq jours seulement.

Pourtant, dans les cotations officielles fixées par la Banque d’Algérie, c’est le calme plat : l’euro est affiché à 150,21 dinars algériens, en légère baisse par rapport au début de la semaine (150,71 DZD) et le dollar à 130,69 dinars, en légère hausse par rapport à dimanche dernier (130,37 DZD).

Les raisons de la flambée des devises, selon un expert financier

Pour revenir au marché noir de la devise, la dépréciation continue du dinar algérien s’explique par de nombreux facteurs, dont une forte hausse de la demande sur les devises.

Pour Sofiane Mazari, expert financier et Directeur de la division finance islamique au CPA, cité par le journal El Moudjahid, cette hausse de la demande est portée notamment par « la reprise des importations de véhicules et la hausse des voyages à l’étranger (y compris la omra) ».

Mais aussi par les « difficultés d’accès aux devises dans le circuit officiel ». De plus, à l’approche des vacances de fin d’année, « de nombreux ménages et voyageurs anticipent leurs dépenses en devises, ce qui stimule temporairement la demande d’euros et de dollars ».

Cette situation, combinée à une perception persistante d’un dinar fragile, « alimente la spéculation et renforce la dynamique de dépréciation », ajoute encore le spécialiste.

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