L’euro freine enfin sa folle flambée face au dinar algérien sur le marché noir des devises en Algérie. Après le nouveau record atteint jeudi dernier, la monnaie commune européenne a dégringolé ce samedi.
Visiblement, l’impact de la décision d’interdire les importations groupées de voitures de moins de trois ans commencerait à produire ses premiers effets.
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Square Port Saïd : cours de l’euro et du dollar ce samedi 29 novembre
Ce samedi 29 novembre, les cambistes du square Port-Saïd d’Alger, plaque tournante du marché parallèle de change, proposent le billet de 100 euros à 28.200 dinars, soit l’unité contre 282 dinars, a-t-on appris sur place. Cette devise a perdu 10 dinars en l’espace d’un week-end. Jeudi, il avait atteint 292 dinars dans la journée.
Le dollar suit aussi cette nouvelle tendance sur le marché noir. Le billet vert est proposé à la vente à 247 dinars algériens, soit en baisse d’une unité de son record atteint pour la première fois en décembre 2024, puis à la fin de la semaine dernière.
Toujours loin des fluctuations vertigineuses du marché parallèle, le cours des devises sur le circuit officiel reste relativement stable. L’euro est affiché dans les dernières cotations de la Banque d’Algérie à 150,94 dinars et le dollar à 130,33 dinars, soit aux mêmes niveaux que le week-end dernier.
Une conséquence de l’interdiction des importations groupées ?
La baisse de l’euro sur le marché parallèle pourrait être liée à une éventuelle baisse de la demande, après l’interdiction des importations collectives des voitures d’occasion, un phénomène qui a pris de l’ampleur, notamment en provenance de Chine.
Lundi dernier, le ministère du Commerce extérieur et la douane algérienne ont, en effet, mis fin aux importations groupées, rappelant que l’importation des voitures de moins de trois ans concerne exclusivement « les citoyens résidents, de manière individuelle et non collective ».
Selon plusieurs experts, la flambée de l’euro ces dernières semaines est le résultat d’une forte demande sur les devises, engendrée par les importations groupées de voitures, en plus d’une bulle spéculative « injustifiée et conjoncturelle ».
Bien qu’il soit un peu tôt pour se prononcer sur le début d’une baisse des valeurs de l’euro et du dollar, la dernière décision des autorités pourrait effectivement en être la raison, d’autant que la demande baissera certainement dans les prochains jours.
