Installée en Algérie depuis seulement une dizaine de jours, une Algérienne de France, entrepreneure à la tête de l’enseigne de robes de mariée Maison Distinguée, adresse un message singulier sur les réseaux sociaux.
Sa récente vidéo sur TikTok interpelle la diaspora revenue au pays et les binationaux qui s’expatrient en Algérie. Son rappel à l’ordre est clair : arrêter de comparer les tarifs en euros et de considérer les prix locaux comme dérisoires.
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Un comportement jugé déplacé pointé du doigt
Dans sa vidéo, l’entrepreneure expatriée ne mâche pas ses mots. Le ton est donné dès le début : « Voici ce qui m’énerve le plus en Algérie. Ça fait 10 jours que je vis ici et il y a déjà des choses que j’ai constatées qui m’énervent au plus haut point ».
Elle vise particulièrement les expatriés venus de France, ou d’Europe, qui documentent leur installation sur les réseaux sociaux et qui comparent le coût de la vie en France et en Algérie sans tenir compte de la devise locale.
@maisondistinguee.fr Après bien sûr, chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais ça me semble important d’en parler. 🤍 Ayons le bon comportement, c’est le plus important. #algerie #hijra
« Au centre commercial, j’ai dépensé seulement 70 € pour un meuble, c’est super pas cher. En France, j’aurais payé 600 € », mime-t-elle ce qu’elle observe sur les réseaux.
Pour elle, ce discours est déconnecté de la réalité : « C’est un manque total de respect pour les gens pour qui 70 €, c’est un salaire ».
« On est en Algérie, parlez en dinars »
L’expatriée rappelle que la réalité économique locale n’a rien à voir avec celle en France. Une remarque qui survient alors que sur le marché parallèle, le dinar a atteint un seuil historique il y a quelques jours.
« On n’est pas en France, arrêtez de parler en euros sur Internet. On est en Algérie, parlez en dinars », insiste-t-elle.
Outre le rapport à l’argent, elle souligne que pour ceux « nés en France, mais Algériens, vus comme Français en Algérie », il s’agit de s’adapter au pays dans lequel ils vivent désormais.
L’entrepreneure appelle ainsi les créateurs de contenu à « respecter les gens, ce n’est pas une petite somme pour les locaux », et à « partager les bons plans sans mentionner le prix ».
