La France revoit à la hausse le montant de l’aide au retour volontaire des étrangers en situation irrégulière dans leur pays d’origine. Ce montant est désormais revalorisé de 1.000 euros supplémentaires.
Ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu l’été dernier entre la France et le Royaume-Uni, afin de freiner les traversées illégales de la Manche.
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Les nouveaux montants de l’ARV augmentés à hauteur de 1.000 euros
Le montant de l’aide au retour volontaire (ARV) visant à inciter les migrants en situation irrégulière à retourner dans leur pays est fixé à 2.200 euros, contre 1.200 auparavant. Ce montant peut atteindre un plafond majoré de 3.500 euros (contre 2.500 précédemment).
Cette revalorisation significative de l’ARV a été faite par le biais d’un arrêté publié jeudi 4 décembre au journal officiel de la République française, rapportent des médias français.
Ce dispositif concerne en premier lieu les « nationalités les plus représentées parmi les migrants parvenant à atteindre le Royaume-Uni après une traversée illégale en mer et qui font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », indique l’arrêté.
L’aide au retour volontaire s’adresse également aux ressortissants étrangers ayant fait l’objet d’une réadmission en France en application de l’accord du « un pour un » signé cet été entre la France et les autorités britanniques, ajoute la même source.
Voici le nombre d’aides versées en 2024 aux Maghrébins, dont des Algériens
Autre nouveauté prévue dans l’arrêté des autorités françaises, l’ARV est désormais versée « indépendamment de la date de notification de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et du délai écoulé depuis cette notification ».
Avant cette revalorisation du montant de l’ARV, l’aide est calculée entre la notification de l’OQTF et la date de dépôt de la demande formulée auprès de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (Ofii).
Il convient de noter qu’en 2024, l’Ofii avait versé un total de 6.908 aides au retour volontaire incitant les étrangers en situation irrégulière à retourner dans leurs pays d’origine, en hausse de 2,36 % par rapport à l’année d’avant.
Ces aides ont été principalement accordées à des ressortissants géorgiens et albanais, avec un total de 1.800 aides versées et aux trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie), avec environ 1.000 aides, rapporte le journal Le Parisien.
