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La question de la conduite en Algérie suscite de nombreuses interrogations au sein des membres de la diaspora titulaires de permis de conduire étrangers mais aussi chez les expatriés voulant s’installer en Algérie et les touristes étrangers.

Est-il possible de conduire en Algérie avec un permis étranger ? Quelles sont les procédures à suivre et les conditions à remplir pour pouvoir échanger un permis de conduire étranger contre un permis de conduire algérien ? Ce sont là des questions auxquelles répond le nouveau projet de loi portant Code de la route.

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Présenté au début de ce mois de décembre devant le parlement par le ministre des Transports, Said Sayoud, le projet de loi du nouveau code de la route se penche, entre autres, sur les questions de la reconnaissance du permis de conduire étranger et du permis de conduire international en Algérie.

Permis étranger : comment conduire en Algérie ?

Concernant le permis de conduire étranger, l’article 75 du projet du nouveau code de la route indique clairement que tant qu’il est valable et légalement délivré par le pays étranger, il sera considéré comme « équivalent au permis algérien », et ce, ce « sous réserve de réciprocité ».

Concrètement, si le pays ayant délivré le permis de conduire étranger reconnaît le permis de conduire algérien, alors le détenteur du permis étranger pourra conduire sans problème en Algérie avec son document. Dans le cas contraire, le permis étranger ne sera pas considéré comme équivalent au permis algérien.

Le même article souligne que l’équivalence entre le permis algérien et le permis étranger peut se concrétiser via deux procédures : la première consiste à la « reconnaissance » du permis étranger et la deuxième à son « échange » contre un permis algérien.

Reconnaissance du permis étranger en Algérie : quelle est la durée de validité ?

L’article 76 de ce projet du nouveau code de la route indique que « la reconnaissance » du permis étranger en Algérie à une « validité de 6 mois pour les Algériens et les étrangers non résident en Algérie et une validité d’une année pour les étrangers résidant en Algérie ».

Ainsi, à l’expiration de ces délais, le titulaire du permis étranger devra échanger son permis étranger contre un permis algérien, toujours sous réserve du principe de réciprocité, lit-on sur le même article.

Cela dit, une exception est faite pour les Algériens de l’étranger qui pourront, toujours selon cet article, conduire en Algérie, pendant une année entière et non six mois, s’ils sont titulaires d’un permis étranger valide accompagné d’un permis de conduire international.

De plus, pour les titulaires d’un permis étranger valide, délivré par un État étranger lié à l’Algérie via un accord de reconnaissance des permis de conduire, l’article 77 de ce projet de loi stipule qu’ils pourront procéder à l’échange de leurs permis étrangers contre des permis algériens, dans le cadre de cet accord ou sous réserve du principe de réciprocité.

Le permis international est-il valide en Algérie ?

Enfin, le projet du nouveau code de la route se penche sur la question du permis international à travers l’article 78 qui stipule que les personnes résidant en Algérie et titulaires d’un permis algérien, peuvent demander un permis de conduire international, en cas de voyage à l’étranger.

Le même article précise que le permis de conduire international ne peut se substituer en aucun cas au permis algérien sur le territoire national, ajoutant que le permis de conduire international délivré à l’étranger ne peut être échangé contre un permis algérien.

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