Malgré le durcissement des modalités d’octroi de l’allocation touristique de 750 euros, la monnaie commune européenne continue de perdre du terrain face au dinar au marché noir de la devise. Contre toute attente.
Après plusieurs semaines de fluctuations, avec un pic de 292 dinars fin novembre dernier, l’euro retrouve une certaine stabilité face au dinar algérien.
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Square Port Saïd : cours du jour de l’euro et du dollar
Ce mercredi 17 décembre, les cambistes du square Port-Saïd d’Alger, principale place du change parallèle en Algérie, cèdent le billet de 100 euros contre la somme de 28.050 dinars, soit l’unité pour 280,50 DZD.
Au début de la semaine, l’euro était coté à 281,50 dinars. Aujourd’hui, cette devise a donc perdu un dinar de sa valeur, témoignant d’un retour progressif, mais relatif, à la stabilité sur le marché noir, d’autant que l’euro reste toujours au-dessus de la barre de 280 dinars.
Quant au dollar américain, le billet vert est proposé ce mercredi à 240 dinars, soit le billet de 100 dollars pour 24.000 DZD, également en baisse par rapport à dimanche dernier.
Sur le circuit officiel, l’euro affiche aussi une légère baisse, étant coté à 151,86 dinars, contre 152,10 DZD dimanche. Le dollar est affiché dans les dernières cotations de la Banque d’Algérie à 129,71 dinars, contre 129,58 DZD au début de la semaine.
L’euro recule malgré les nouvelles conditions sur l’allocation touristique
Pour revenir au marché parallèle, l’euro recule malgré le durcissement des conditions d’octroi du droit de change de 750 euros par la Banque d’Algérie.
À défaut de ce montant au taux officiel, les voyageurs à l’étranger n’ont plus que le marché noir pour se procurer les fonds nécessaires pour leurs voyages, ce qui peut entraîner une hausse de la demande et donc des valeurs des devises face au dinar.
Cette semaine, dans deux instructions, la Banque d’Algérie a fixé deux nouvelles règles dans le cadre de la lutte contre la fraude à l’allocation de voyage et les tentatives de détournement du montant de 750 euros.
L’obtention du droit de change est désormais subordonnée à la détention d’un compte auprès de la banque sollicitée par le voyageur. Ce dernier doit également payer la contre-valeur en dinar par carte CIB ou par chèque, le paiement en espèces étant interdit.
