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Les visas Schengen, bien qu’ils soient délivrés par les ambassades des États membres, concernent aussi l’Union Européenne en tant que institution, qui fixe elle-même certaines règles.

Interrogé sur le sujet par le quotidien national El Moudjahid, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, s’est montré très prudent.

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Le responsable a sensiblement minimiser le pouvoir de l’Union Européenne sur la question des visas Schengen, et ce, alors que beaucoup de demandeurs algériens peinent à décrocher le fameux sésame, que ce soit pour des motifs touristiques, familiaux, ou bien professionnels.

L’ambassadeur de l’UE s’en lave les mains

Appelé à expliquer ces « restrictions » sur les visas Schengen imposées aux demandeurs algériens, l’ambassadeur indique que si les règles sont établies par l’Union Européenne, l’application se fait par les Etats membres.

 « Ce n’est donc pas l’UE qui décide en ce qui concerne les demandes individuelles », a-t-il assuré, refusant ainsi de commenter la politique restrictive des pays de l’UE envers les Algériens.

Le représentant de l’Union européenne en Algérie a dévoilé que tout ce qui concerne la migration et les visas fait partie du Pacte pour la Méditerranée qui est un accord qui vise notamment à mettre en place « un espace commun de circulation dans la Méditerranée ».

Mais dans les faits, les demandeurs algériens, tout comme leurs voisins tunisiens et marocains, pour ne citer que ceux-là, sont confrontés à des vrais parcours de combattant rien que pour décrocher un rendez-vous pour déposer leurs dossiers de demandes de visa. Les délais d’instruction et les refus abusifs sont ainsi une autre paire de manches.

Mais l’ambassadeur s’en lave les mains. « On ne vient pas chez moi pour me demander si telle ou telle personne peut voyager ou obtenir un visa », a-t-il déclaré, ajoutant que les décisions sont prises « de manière bilatérale par les Etats membres sur la base des règles européennes ».

Faciliter la procédure pour les étudiants

Par ailleurs, l’ambassadeur a évoqué les visas d’études accordés par les États membres de l’Union européenne aux étudiants algériens. Il a notamment estimé que les étudiants doivent faire partie des catégories de personnes « auxquelles on pourrait faciliter la mobilité ».

Le diplomate a cependant plaidé pour une « mobilité des cerveaux » et non pour une « fuite des cerveaux ». « Il faut que les facilitations se fassent dans les deux sens parce que des étudiants européens viennent ici, en Algérie », a-t-il souligné.

« Les Algériens qui vont en Europe, c’est important, mais il faut aussi que les Européens viennent ici…C’est pareil pour les touristes », a-t-il poursuivi, estimant que l’Algérie est « un pays où on vit très bien » avec de « très bons services sociaux ». Il va même jusqu’à dire que l’Algérie est « au même niveau qu’un Etat européen ».

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