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À partir du 1er janvier 2026, les conditions d’accès au titre de séjour en France vont être sensiblement durcies. Les demandeurs vont notamment devoir réussir un test de langue française et examen civique.

L’examen civique est destiné aux primo demandeurs de titres de séjour pluriannuels et de cartes de résident de 10 ans. Il ne concerne donc pas les étrangers demandant un titre de séjour d’un an ou ceux qui souhaitent renouveler leurs cartes de séjour.

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Ce test consiste en 40 questions auxquelles les demandeurs de titres de séjour doivent répondre en 45 minutes, sur des supports numériques, et ce, au niveau de centre d’examen, fait savoir le média Ouest-France. Pour réussir l’épreuve, il faut avoir un score supérieur à 80 %, soit répondre juste à au moins 32 questions. 

Les questions portent sur divers sujets allant des « principes et valeurs de la République » à « l’histoire, géographie et culture » tout en passant par « le système institutionnel et politique » ou encore « la vie de la société française ».

Examen civique : une version « corsée » et des question « déconnectées »

Le niveau de difficulté de ces tests diffère selon la durée du titre de séjour demandé (ou naturalisation). Cela dit, des voix s’élèvent déjà pour alerter contre le risque d’un « fort » taux d’échec, d’autant plus que la première version de ce test a été « corsée » par les services de Bruno Retailleau avant qu’il ne quitte le ministère de l’Intérieur.

Hélène Ceccato, chargée de l’apprentissage du français pour le Secours catholique, explique que pour répondre à certaines questions de ce test, il faut notamment avoir un niveau de français supérieur. « On demande aux étrangers d’avoir un niveau supérieur aux Français », a-t-elle souligné.

Dans les fiches mises à dispositions des demandeurs qui souhaitent réviser pour ce test, on apprend par exemple que la Constitution du 4 octobre 1958, texte fondateur de la 5eme République, est dotée de 108 articles ou encore que la France compte 81 eurodéputés depuis les élections de 2024.

Pour la militante du Secours Catholique, il s’agit de sujets « assez déconnectés du terrain et de ce qui nous fait sentir citoyen ». Selon elle, les questions auraient été meilleures si elles portaient « par exemple sur l’engagement dans des associations, qu’elles soient de parents d’élèves ou autres ».

Concernant le test de langue, la militante rappelle qu’il y a des français « illettrés » et d’autres qui ne sont jamais allés à l’université, ce qui souligne l’absurdité d’un niveau B2 (le même pour accéder à des études supérieures) aux demandeurs de nationalité française.

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