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C’est l’un des quartiers les plus vivants et multiculturels de Paris. Situé dans le 18e arrondissement, à l’est de Montmartre, Barbès est un mélange d’histoire populaire et migratoire, notamment algérienne.

Un article du magazine de voyage de luxe Condé Nast Traveller met en avant ce quartier emblématique de la capitale française. Loin des itinéraires balisés du Marais ou des quais de la Seine, Barbès est un quartier qui mérite d’être exploré.

Barbès, un coin d’Algérie à Paris

Il suffit de descendre à la station Barbès-Rochechouart un samedi pour prendre la mesure du melting-pot qui compose Barbès. Sous le métro aérien, un marché de rue aligne des produits alimentaires de France et d’ailleurs, des épices, des confiseries et même des vêtements.

Le quartier est largement fréquenté par une communauté venue ou originaire d’Algérie, de Tunisie, du Maroc ou même des Caraïbes, souligne le magazine CN Traveller.

De nombreux restaurants et commerçants algériens jalonnent le boulevard de Rochechouart, souligne le magazine.

Parmi eux, « Le Roi de la Garantita » est une institution. L’établissement s’est spécialisé dans ce plat populaire de street food algérienne : un flan de pois chiches cuit au four, servi dans une demi-baguette avec du cumin et de la harissa. Toujours bondé, le lieu, avec sa cuisine simple et accessible, attire une clientèle fidèle.

Le plus algérien des quartiers parisiens

À quelques rues de là, on retrouve « Bourek Annabi », installé à rue de la Charbonnière, une autre artère historique de l’immigration algérienne. L’établissement propose un large éventail de spécialités de rue, dont la pizza carrée, la kesra farcie et les boureks.

Outre la gastronomie, le quartier a aussi été un pôle de la musique arabe en France. Des labels fondés par des immigrés algériens y voient le jour dès les années 1950. Depuis, ces structures ont disparu, mais la boutique « Sauviat Records and Cassettes Boutique » en conserve une trace.

Cette échoppe du boulevard de la Chapelle s’est progressivement adaptée à la demande des Algériens de la diaspora, en proposant des disques et des cassettes de musique du Maghreb.

Elle constitue aujourd’hui encore une archive vivante de la culture algérienne à Barbès. Après tout ce temps, le quartier parisien ne se défait pas de sa part algérienne.