Conduire dans un pays étranger en tant que touriste n’est pas toujours chose aisée, car il faut s’adapter au code de la route locale, mais surtout aux comportements des automobilistes. Au Maroc, une pratique courante rend la conduite encore plus difficile, voire dangereuse.
Si le code de la route est loin d’être universel, il existe une forte harmonisation internationale, concernant notamment les règles de base et la signalisation. Cependant, les comportements des usagers de la route diffèrent fortement d’un pays à un autre.
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Un touriste espagnol dénonce l’usage quasi-systématique des pleins phares
Après un séjour de vacances au Maroc, un touriste espagnol a soulevé une pratique très courante sur les routes du royaume, qui peut agacer au plus haut point les conducteurs étrangers.
Cité par le site d’information local Bladi, le touriste a vigoureusement dénoncé l’usage quasi-systématique des pleins phares par les automobilistes marocains. Cela dit, il estime que cette pratique est quelque peu justifiée, compte tenu de l’absence d’éclairage public.
En Europe, par exemple, si les conducteurs sont habitués à un respect strict du code de la conduite et à des routes parfaitement éclairées, surtout en ville et en périphérie, dans d’autres pays, la conduite peut virer au cauchemar.
Au Maroc, selon le même média, la majorité des automobilistes roulent avec les feux de route (pleins phares) allumés en permanence, même lorsqu’ils croisent d’autres usagers de la route, malgré les risques que cela peut engendrer pour celui qui arrive en face.
« Sans pleins phares, on ne voit rien »
C’est pourtant une règle universelle. L’usage des pleins phares la nuit n’est autorisé que lorsque le conducteur roule seul. Il doit repasser en feux de croisement dès qu’il croise ou suit un autre automobiliste, pour ne pas l’éblouir.
Après avoir soulevé cette pratique désagréable, voire dangereuse des conducteurs au Maroc, le touriste espagnol explique que l’éclairage public est souvent défaillant, voire inexistant sur de nombreuses routes nationales et secondaires. « Sans pleins phares, on ne voit rien », dit-il.
De ce fait, les automobilistes sont souvent contraints de rouler en pleins phares, sans lesquels ils ne voient pratiquement rien. Et malgré tous les risques qu’elle comporte, cette pratique est devenue une norme tacite.
Conscientes que la visibilité précaire qui oblige les conducteurs à maximiser leur éclairage pour éviter les accidents, les autorités font preuve d’une grande tolérance sur cette question. Et même si elle peut agacer et étonner les touristes étrangers, cette spécificité locale est perçue au Maroc comme un réflexe de sécurité.
