Alors qu’il était jusqu’ici accessible par un visa à l’arrivée, un pays africain exige désormais aux ressortissants algériens ainsi qu’à ceux de 95 autres pays l’obtention d’un visa avant le départ auprès de ses ambassades et ses consulats.
Depuis jeudi dernier, soit au premier jour de l’année 2026, le Cap-Vert a en effet mis fin au régime du visa à l’arrivée pour les détenteurs des passeports de 96 pays, dont l’Algérie, rapporte le média spécialisé Visa News.
Le Cap-Vert met fin au visa à l’arrivée pour les voyageurs de 96 pays, dont l’Algérie
Désormais, les voyageurs issus de ces pays doivent obtenir leur visa avant le départ auprès d’une ambassade ou d’un consulat du Cap-Vert. Cela concerne également le visa de transit ou d’escale aéroportuaire.
Auparavant, les ressortissants algériens souhaitant se rendre dans l’État insulaire de la côte nord-ouest de l’Afrique pouvaient obtenir leurs visas à leur arrivée dans le pays, et ce, après un préenregistrement en ligne et le paiement des frais sur le portail officiel EASE (Efficient Automatic and Safe Entry of travellers).
Mais depuis le 1ᵉʳ janvier, les ressortissants de 96 pays sont soumis à l’obtention d’un visa avant leur départ, conformément aux nouvelles réformes des conditions d’entrée sur le territoire du Cap-Vert.
À défaut, le voyageur fait l’objet d’un refus d’entrée, de transit ou d’escale
« À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les citoyens de ces pays seront tenus d’obtenir un visa d’entrée sur le territoire national ainsi qu’un visa de transit ou d’escale avant leur arrivée au Cap-Vert, sous peine de refus d’entrée, de transit ou d’escale », peut-on lire sur le portail officiel de préenregistrement EASE.
« À cet effet, veuillez contacter l’ambassade du Cap-Vert la plus proche de votre résidence », ajoutent les autorités capverdiennes.
Autre changement : tous les visiteurs du Cap-Vert, y compris les voyageurs exemptés de visa, sont désormais obligés d’effectuer un enregistrement en ligne obligatoire via la plateforme officielle EASE.
La procédure inclut le paiement de la Taxe de Sécurité Aéroportuaire (TSA), d’un montant d’environ 3.400 escudos capverdiens (soit près de 30 euros) pour un séjour allant jusqu’à 30 jours.
Outre les ressortissants algériens, les voyageurs de 95 autres pays à travers le monde sont également concernés par l’obligation d’obtention du visa avant le départ, dont plusieurs pays africains comme la Tunisie, la Mauritanie, le Congo, l’Égypte, l’Éthiopie, le Gabon, le Laos, le Madagascar…
