Arrivées en France en 2024 dans l’espoir d’offrir à leurs enfants « une meilleure scolarité », trois mères algériennes se retrouvent sans domicile fixe à Lyon. En situation irrégulière, elles ne demandent qu’un toit et pouvoir travailler.
En venant en France, ces trois mères espéraient rebondir et offrir à leurs enfants une bonne éducation, expliquent-elles dans un témoignage accordé jeudi 8 janvier au média Actu Lyon.
« Je suis arrivée le 23 juillet 2024, seule avec mes deux enfants »
Mais depuis leur arrivée en France, elles sont sans titre de séjour et sans domicile fixe. Avec leurs enfants, elles sont hébergées parfois dans des écoles, des gymnases, des hébergements d’urgence ou encore chez les maîtresses d’école de leurs enfants.
« On veut juste avoir un logement pour mettre nos enfants à l’abri et trouver du travail », témoignent-elles auprès du journal local. Leur espoir de commencer une nouvelle vie en France s’est heurté à une réalité beaucoup plus complexe et précaire : sans titres de séjour, impossible de travailler ou de se loger.
« Je suis arrivée le 23 juillet 2024, seule avec mes deux enfants. Je suis restée chez une amie puis j’ai dû partir à un moment donné », témoigne l’une d’elles, celle qui s’exprime le mieux en français.
À son arrivée, elle a demandé de l’aide au collectif « Jamais sans toit » et aux maîtresses de ses enfants et elle a obtenu la solution de dormir à l’école Audrey-Hepburn, dans le 9ᵉ arrondissement de Lyon, du 27 septembre 2024 au 19 décembre 2025.
« Elles n’ont qu’une envie, c’est avoir un logement et travailler »
Durant les vacances de Noël, elle a dû dormir avec ses deux enfants de 8 et 11 ans « dans l’hôtel payé par la mairie dans le 8ᵉ arrondissement de Lyon ». Désormais, elle n’a plus de solution d’hébergement durable.
« J’ai dormi avant-hier dans un gymnase et hier chez une maîtresse. Je ne sais pas où je vais dormir ce soir (jeudi 8 janvier, NDLR) », déplore cette mère algérienne qui a préféré préserver son anonymat.
En situation irrégulière, ces trois femmes ne peuvent pas travailler, si ce n’est quelques tâches effectuées au noir, « ce qui est trop risqué » sans titre de séjour, assure une membre du collectif « Jamais sans toit », citée par la même source.
« Elles n’ont qu’une envie, c’est avoir un logement et travailler. Elles ne demandent qu’à travailler dans les métiers en tension », ajoute la militante. En attendant, les trois femmes passent leurs journées avec leurs affaires dans un sac dans l’espoir de trouver un endroit où mettre leurs enfants à l’abri.
