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Les voyageurs de pays tiers qui se rendent en Europe en 2026 devront faire face à des contrôles aux frontières renforcés et de nouvelles démarches en ligne.

Pour les voyageurs algériens, déjà habitués aux formalités du visa Schengen, ils sont concernés par deux changements majeurs annoncés pour 2026 et qui risquent de peser directement sur le voyage.

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1- L’espace Schengen passe au biométrique

Premier tournant : l’espace Schengen va généraliser de nouveaux dispositifs frontaliers. Les 29 États concernés auront jusqu’au 10 avril 2026 pour mettre en place le système EES (Entry/Exit System).

Ce système permet de recueillir les empreintes digitales et les données faciales du voyageur au moment de franchir la frontière pour la première fois.

Les données ne seront pas seulement collectées sur le moment, souligne le Journal de Montréal, mais elles seront conservées pendant 3 ans. Une mesure censée aider à mieux suivre les entrées et sorties de l’espace Schengen.

Pour les Algériens, cela signifie que même avec un visa en règle, le passage frontière peut prendre plus de temps lors des premiers enregistrements.

2- La fin du tampon sur le passeport

Dans la continuité de cette logique, une autre habitude va disparaître. L’estampillage manuel des passeports à l’entrée et à la sortie sera remplacé par un enregistrement électronique, également prévu pour le 10 avril 2026.

Le changement n’est pas anodin, car le suivi de la durée de séjour devient automatisé. En clair, le système permet de vérifier plus facilement la durée passée dans l’espace Schengen, notamment la règle des 90 jours sur 180 jours pour les séjours courts.

Pour les voyageurs algériens habitués à enchaîner plusieurs entrées, les calculs ne dépendent plus d’un tampon, mais d’un historique numérique. Il existe néanmoins des outils calculateurs Schengen pour respecter sa durée de séjour autorisée.

3- Des autorisations en ligne avant le départ

Au-delà de Schengen, l’année 2026 introduit aussi l’autorisation électronique avant de voyager, selon les destinations et les nationalités.

Au Royaume-Uni, par exemple, dès le 25 février 2026, les voyageurs non-soumis au visa (les binationaux issus de pays hors UE qui n’ont pas besoin de visa britannique) devront obtenir une Autorisation électronique de voyage (ETA). La demande se fait en ligne, coûte 16 £, et la réponse peut arriver en quelques minutes à 3 jours ouvrables. Une fois délivrée, l’autorisation est valide 6 mois.

La tendance s’étend également au continent : l’autorisation ETIAS devrait entrer en vigueur au dernier trimestre 2026 pour 30 pays européens.

Les voyageurs devront faire la demande en ligne pour 20 €, et attendre une réponse qui sera délivrée entre quelques minutes et 4 jours. Certaines demandes pourront prendre jusqu’à 30 jours si des informations supplémentaires sont nécessaires.

Une fois obtenu, l’ETIAS sera valide 3 ans ou jusqu’à l’expiration du passeport.

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