Un ressortissant algérien âgé de 34 ans a été jugé et condamné par un tribunal français pour avoir utilisé une fausse carte d’identité achetée dans le quartier de Barbès, à Paris. Devant la barre, il affirme avoir acheté ce document pour pouvoir travailler.
Les faits ont eu lieu à Caen, chef-lieu du Calvados, un département de la région Normandie, au Nord de la France.
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En attendant son titre de séjour, un homme âgé de 34 ans, de nationalité algérienne, a décidé de contourner la procédure de sa régularisation pour trouver un travail, en se procurant une fausse carte d’identité moyennant finances.
Un Algérien achète une fausse carte d’identité belge
Mardi 20 janvier, le ressortissant algérien a été présenté devant le tribunal correctionnel de Caen, pour deux chefs d’inculpation, rapporte le média français Actu jeudi dernier.
La première accusation concerne la « complicité de mise à disposition lucrative d’un bien immobilier appartenant à autrui sans son autorisation », de novembre 2023 à septembre 2024, indique la même source.
Deux autres Algériens en situation irrégulière ont affirmé, en septembre 2024, qu’ils étaient hébergés dans un appartement dans le quartier de la Guérinière par l’intermédiaire de l’accusé, en échange d’argent. Autrement dit, il aurait loué cet appartement de manière illégale.
Au cours de l’enquête menée autour de cette affaire, il a été établi que le ressortissant algérien utilisait une fausse carte d’identité belge. Il est également poursuivi pour « détention et usage de faux document administratif » en février 2024.
Relaxé dans une affaire, mais condamné à six ans dans une autre
Devant le juge, l’accusé a affirmé qu’à l’époque, il avait déposé une demande de carte de séjour. Mais en attendant sa délivrance, il a acheté une fausse carte d’identité à Barbès (quartier du 18ᵉ arrondissement de Paris) pour un montant de 300 euros.
Pour justifier cet acte, il a affirmé à la barre qu’il a sollicité cette carte pour pouvoir travailler et répondre aux demandes d’emploi en intérim. Depuis, le ressortissant algérien a reçu son titre de séjour et est désormais en situation régulière, mais sa fausse carte d’identité l’a rattrapé.
À l’issue de l’audience, il a été reconnu coupable de faux et d’usage de faux et a écopé de six mois de prison avec sursis. Cependant, le tribunal l’a relaxé pour les faits de complicité de mise à disposition de l’appartement, pour manque d’éléments.
