Un pays de l’Union européenne pourrait bientôt faire partie de l’espace de libre circulation sans contrôle aux frontières Schengen. Son adhésion est pleinement soutenue au niveau de la Commission européenne.
Membre de l’Union européenne depuis 2024, Chypre pourrait en effet intégrer l’espace Schengen avant la fin de l’année en cours.
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Intervenant lors d’une conférence de presse tenue vendredi 23 janvier à Nicosie, capitale de Chypre, le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la migration, Magnus Brunner, a confirmé le soutien de la Commission européenne à ce projet.
Le soutien de la Commission européenne
« Nous soutenons pleinement l’adhésion de Chypre à l’espace Schengen », a indiqué le commissaire européen, dans une déclaration rapportée par le média spécialisé Visa HQ. Il s’agit du signal politique le plus clair à ce jour envoyé par Bruxelles à propos de l’adhésion de Chypre à l’espace Schengen.
L’intervenant a tenu à saluer les progrès de l’île en matière de gestion des frontières, de partage des données et d’alignement avec les systèmes informatiques Schengen. Il fait savoir qu’un nouveau rapport d’évaluation sur la préparation technique du pays sera rendu public « prochainement ».
Concrètement, l’adhésion de Chypre à l’espace Schengen va supprimer les contrôles aux frontières avec les 29 autres États de l’espace de libre circulation, ce qui va simplifier à terme les déplacements des voyageurs et les liaisons aériennes.
Une nouvelle porte devrait s’ouvrir aux demandeurs de visas Schengen
Hermes Airports, gestionnaire des deux principaux aéroports internationaux de Chypre, estime que l’adhésion du pays à Schengen pourrait réduire de 25 % le temps moyen de traitement des arrivées aux aéroports de Larnaca et Paphos.
Une fois que l’adhésion à l’espace est actée, les voyageurs de pays tiers, détenteurs d’un visa Schengen, pourront aussi entrer et sortir du territoire de l’île, sans devoir à demander un visa chypriote. Une nouvelle porte devrait également s’ouvrir aux demandeurs de visas Schengen pour l’Europe.
Pour rappel, la candidature de Chypre est bloquée depuis des années, principalement en raison de la ligne de cessez-le-feu interne à l’île, nommée la Ligne Verte.
Il s’agit d’une zone tampon démilitarisée de 180 km, contrôlée par l’ONU depuis 1974, qui sépare l’île en deux : la République de Chypre au Sud et la République turque de Chypre du Nord.
Reconnaissant cette « situation exceptionnelle », le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, indique que « des solutions peuvent être trouvées » sans instaurer une frontière physique.
