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Pour de nombreux demandeurs de visas Schengen qui essuient des refus, les motifs de rejet de leurs demandes paraissent souvent vagues, déroutants, voire injustes. Pourtant, la majorité des refus suivent des chemins récurrents.

Sur la base de données officielles de 2024 de la Commission européenne, la plateforme HelloSafe a réalisé une analyse approfondie sur le profil du demandeur de visa Schengen le plus susceptible d’être refusé, ainsi que sur le top des motifs de refus.

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Le profil-type de demandeur qui concentre la majorité des refus, selon l’étude

Selon les résultats de l’étude, il existe un profil-type de demandeur qui concentre la majorité des décisions de refus. L’âge moyen de ce profil-type est de 31 ans et il est de sexe masculin dans 58% des cas, avec un revenu mensuel inférieur à 700 euros.

Ce profil, qui sollicite plus souvent des séjours de moins de 20 jours, correspond principalement à des visites familiales courtes ou du tourisme. « Les dossiers sont souvent fragilisés par une documentation incomplète », note la même source.

À l’inverse, l’analyse révèle que les demandeurs originaires des pays du Golfe ou d’Asie de l’Est soumettent généralement des assurances premium, des preuves financières plus solides, ce qui leur permet d’atteindre des taux d’acceptation à plus de 90 %.

Pour ce qui est des motifs de refus de visas Schengen les plus récurrents (toutes nationalités confondues), la plateforme fait part de quatre facteurs structurels. La première cause, responsable de 21 % de refus, est l’insuffisance de ressources financières.

Les quatre motifs de refus de visas Schengen les plus récurrents

Lors du traitement des demandes de visas, les consulats des pays membres de l’espace Schengen évaluant en effet rigoureusement la capacité du demandeur à couvrir le transport, l’hébergement et ses dépenses quotidiennes en Europe.

Comme deuxième facteur, la plateforme cite les assurances de voyages non conformes, responsables de 15 % des refus, le décrivant comme « l’une des exigences les plus sous-estimées ».

Des milliers de dossiers sont refusés chaque année parce que l’assurance ne comprend pas la couverture médicale obligatoire, le rapatriement, ou un certificat reconnu par les consulats, selon la même source.

Le troisième facteur de refus (12 %) est lié aux motifs de voyage peu clairs ou insuffisamment justifiés, notamment lorsque les itinéraires, les invitations ou les pièces justificatives ne permettent pas d’établir une raison crédible du déplacement.

Le quatrième motif qui entraine le plus de refus de visas Schengen est lié aux doutes sur l’intention du voyageur de rester dans l’espace européen de libre circulation après la période de validité de son visa.

L’analyse pointe aussi d’autres facteurs, dont la fraude ou documents incohérents, des preuves d’hébergement non crédibles ou manquantes, des documents incomplets et des historiques migratoires négatifs…

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