En Tunisie, les bureaux de change vont appliquer des règles rigoureuses, dans le cadre d’un nouveau dispositif interne de vigilance et de surveillance, mis en place pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Par conséquent, les touristes étrangers, dont les Algériens, sont désormais soumis à des règles plus strictes lorsqu’ils effectuent le change de leur argent en dinars tunisiens. Voici tout ce qui va changer.
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Une nouvelle circulaire publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) définit de nouvelles obligations des bureaux de change actifs dans le pays, a rapporté, mardi 27 janvier, la radio tunisienne Mosaïque FM.
Nouvelles règles pour le change en Tunisie : ce qui va changer
En vertu de cette instruction, les bureaux de change sont appelés à mettre en place un dispositif interne de vigilance et de surveillance adapté à la taille de leur activité, à la nature de leurs clients ainsi qu’aux risques spécifiques liés à leurs opérations.
Les bureaux de change en Tunisie doivent désormais mettre en place des procédures d’identification des clients pour déterminer s’ils sont habituels ou occasionnels, ainsi que des bénéficiaires effectifs des opérations de change.
Le nouveau dispositif régissant les bureaux de change comprend aussi le filtrage systématique des clients et des bénéficiaires effectifs des opérations de change manuel. Cela permet d’identifier les personnes, organisations et entités impliquées dans des infractions terroristes.
Les documents relatifs aux clients et à leurs opérations de change seront conservés
Les opérations de change seront aussi suivies et surveillées de près afin de permettre de détecter en temps opportun les opérations suspectes ou inhabituelles et leur déclaration immédiate auprès de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF).
Conformément aux nouvelles règles, les documents relatifs aux clients et à leurs opérations de change seront conservés sur des supports matériels ou électroniques, pour une durée de dix ans à compter de la date de réalisation de l’opération.
En plus de l’obligation de former leurs personnels en la matière, les bureaux de change tunisiens doivent dorénavant définir et mettre en œuvre un dispositif d’identification, d’évaluation et d’atténuation des risques liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.
Les bureaux de change qui ne se conforment pas aux nouvelles obligations risquent des sanctions administratives, allant du simple blâme ou avertissement à l’interdiction d’exercer l’activité, voire au retrait définitif de l’autorisation.
