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À l’heure où le tourisme de masse étouffe la plupart des destinations mondiales de premier plan, l’Algérie se présente comme une excellente alternative et figure dans une nouvelle sélection d’endroits à visiter en 2026, réalisée par un prestigieux média américain.

Après le New York Times, qui a récemment classé la ville d’Oran dans son classement annuel des 52 meilleures destinations touristiques mondiales pour 2026, c’est au tour du Washington Post d’inclure l’Algérie dans une nouvelle sélection.

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Au-delà de ses atouts touristiques indéniables et de son excellent rapport qualité/prix, l’Algérie est également épargnée par le tourisme de masse, un facteur qui fait d’elle une destination authentique et la distingue de plusieurs autres destinations à l’échelle mondiale.

« L’Algérie est la définition même du sous-tourisme »

C’est dans ce sens que le prestigieux média américain a réalisé une sélection d’une douzaine de destinations à découvrir en 2026, loin des foules de touristes, incluant notamment Flagstaff en Arizona, Kea en Grèce, Alentejo au Portugal, Shikoku au Japon… et l’Algérie.

« Nous avons demandé à des experts du secteur de nous indiquer leurs destinations préférées moins fréquentées et avons puisé dans nos propres voyages récents afin de vous inspirer pour 2026 », indique d’emblée le journal américain.

Pour l’Algérie, plusieurs experts et voyagistes ont encouragé les voyageurs internationaux à découvrir ce pays d’Afrique du Nord pour ses expériences inédites et fascinantes, mais aussi pour être un « endroit où ils peuvent réfléchir, renouer avec la nature et ressentir le concept d’émerveillement ».

Pour Tony Wheeler, co-fondateur du guide Lonely Planet qui a inclus l’Algérie dans son livre Best in Travel 2026, « le plus grand pays d’Afrique en termes de superficie est la définition même du sous-tourisme ».

« Il y a beaucoup à voir et il n’y a pas de touristes »

« Les hôtels sont vraiment bons. Il est facile de se déplacer. Il y a beaucoup à voir et il n’y a pas de touristes », a résumé le spécialiste.

Alger, la capitale portuaire, harmonise plusieurs styles architecturaux et cultures, notamment les designs coloniaux français, byzantins et mauresques, les influences ottomanes et les monuments islamiques tels que la mosquée Ketchaoua du XVIIᵉ siècle, décrit le journal.

Pour sa part, Don George, guide chez Geographic Expeditions et rédacteur en chef du blog Wanderlust, il encourage les visiteurs à explorer « la Casbah blanchie à la chaux » et à prendre un moment au Mémorial des Martyrs, sur les hauteurs d’Alger.

Le désert du Grand Sahara algérien promet des expériences pour le moins inédites aux touristes. « Les visiteurs peuvent faire bien plus que jouer dans les dunes », commentent les experts du journal américain.

De plus, ils notent que les visiteurs peuvent aussi déguster des bols de couscous aux fruits de mer dans les villes balnéaires de la Méditerranée et explorer les ruines romaines, dont celles de Timgad, impeccablement préservées, connues comme les Pompéi de l’Afrique et l’un des sept sites algériens classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.