Avec le durcissement de la politique migratoire en France, les OQTF sont devenues un véritable cauchemar pour les étrangers, notamment ceux qui sont établis dans l’Hexagone de manière irrégulière.
Salaheddine, un ressortissant marocain qui résidait et travaillait en France, est l’une des victimes de l’application express de certaines OQTF. Marié et papa en France, il a été expulsé vers le Maroc, relate un reportage du média Politis publié ce 27 janvier.
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Ce ressortissant marocain sortait, comme à son habitude, de son travail aux coups de minuit. Mais ce jour-là, il est tombé nez-à-nez avec la police : contrôle routier, vérification d’identité, puis il se retrouve directement dans un centre de rétention administrative à Toulouse.
« On n’a pas eu le temps de lui dire au revoir »
Salaheddine était déjà sous OQTF et son recours auprès du tribunal administratif avait été rejeté. 48 heures après avoir été interpellé, il est embarqué dans un avion à destination du Maroc. Il laisse sa femme et son fils en France.
« On n’a pas eu le temps de lui préparer des affaires ni de lui dire au revoir », s’indigne sa femme qui ne peut désormais voir son mari que via les appels vidéo. Celui-ci, malgré son « parcours exemplaire » en France, n’a rien pu lui laisser.
Son compte bancaire ouvert dans l’Hexagone a été bloqué après son expulsion au Maroc, indique le média français qui dévoile que Salaheddine avait un travail stable lors de son séjour en France ou il avait également fondé une association d’accompagnement et d’aide juridique.
Salaheddine a finalement trouvé « une chambre un peu miteuse » au Maroc où il travaille actuellement comme gestionnaire de sinistres pour une entreprise française basée à Toulouse qui le paie 300 euros par mois.
